NICE : Julien PICOT (PCF) : « Le retour d’une gauche combative et utile dans les Alpes-Maritimes »
Après le premier tour des municipales, le PCF 06 salue le retour d’une gauche combative, notamment à Nice où il obtient deux élus.
Au surlendemain du premier tour des élections municipales du 15 mars 2026, le Parti communiste français (PCF) des Alpes-Maritimes dresse un bilan positif et voit dans ces résultats un « tournant politique important ». Par la voix de son secrétaire départemental, Julien Picot, la fédération communiste analyse ce scrutin comme le signe d’une reconquête pour une gauche « visible, utile et ancrée localement », en particulier à Nice.
Selon Julien Picot, cette dynamique n’est pas fortuite mais « le résultat d’une ligne politique pensée, travaillée et déployée depuis près de trois ans avec une seule boussole : répondre aux besoins concrets des habitants ». Il cite en priorité le logement, les transports, les services publics, la santé, le pouvoir d’achat ou encore la sécurité du quotidien comme les axes de cet engagement.
Une dynamique de reconquête à Nice
Dans la capitale azuréenne, la liste d’union de la gauche « Unis pour Nice », à laquelle participait le PCF, a réalisé un score jugé « encourageant », avoisinant les 12 % des suffrages exprimés. Un résultat qui, combiné à une réserve de voix de gauche estimée à près de 10 % par le parti, ouvre des perspectives pour le second tour. Pour le secrétaire départemental, ce score « traduit surtout une attente forte : celle d’une gauche claire, cohérente, combative et populaire ».
Conséquence directe de ce premier tour, deux élus communistes feront leur entrée au conseil municipal de Nice et au conseil de la Métropole Nice Côte d’Azur : Marie-Christine Pastorelli et Julien Picot lui-même. Ce dernier y voit une « première étape importante » et promet des élus « utiles, responsables, déterminés à défendre les intérêts des habitants de Nice ».
L’analyse politique du PCF pointe également un double phénomène : « l’essoufflement du système construit autour de Christian Estrosi, et le danger que représente l’alliance des extrême-droites d’Éric Ciotti et du Rassemblement national ». Face à cette configuration, Julien Picot estime que la seule alternative crédible est celle d’une gauche unie et indépendante.
Une ligne claire face au « front républicain »
Dans la perspective du second tour, le Parti communiste adopte une position ferme en refusant les « fronts républicains de circonstances », qualifiés d’« arrangements politiciens éloignés des attentes populaires ». « Les Niçois ne veulent pas de tambouilles : ils veulent de la clarté. Quand on est de gauche, on vote à gauche et on porte un projet de transformation sociale », affirme Julien Picot. Le parti revendique ainsi une ligne intransigeante sur ses valeurs et combative dans ses propositions.
Un ancrage renforcé dans le département
Au-delà de Nice, le PCF se félicite d’une progression à l’échelle métropolitaine et départementale. À Cagnes-sur-Mer, Cédric Garoyan siègera dans l’opposition face à un maire d’extrême droite élu dès le premier tour. À Vence, Jean-Louis Fiori est en bonne position pour rejoindre le conseil municipal. À La Trinité, quatre élus communistes ont été élus.
Cette dynamique se confirme dans d’autres communes : à Antibes avec Jérôme Bracq, au Cannet avec Cyril Hernandez, ou encore au Touët-de-l’Escarène avec Daniel Albin. Le parti salue également l’élection de David Brousse à la mairie de Saorge et la réélection écrasante de Francis Tujague à Contes, avec 74 % des voix.
Au total, le PCF annonce que « plusieurs dizaines d’élus de gauche, dont un nombre significatif de communistes », exerceront des responsabilités locales, portant des sujets comme les transports, la transition écologique ou la gestion de l’eau.
Une opposition « utile et déterminée »
Pour la suite du mandat, le parti entend incarner une « opposition ferme, utile et force de propositions ». Ce premier tour ouvre, selon Julien Picot, « une nouvelle séquence : celle d’une gauche qui relève la tête, retrouve de la force et s’ancre dans le réel ». Il conclut avec optimisme : « Dans les Alpes-Maritimes, la voix des communistes porte à nouveau, et elle portera plus fort encore dans les années à venir ».
via Press Agence.