Passer au contenu principal

NICE : Julien PICOT (PCF) : « La gauche doit avoir le coura…

Partager :

NICE : Julien PICOT (PCF) : « La gauche doit avoir le courage d’être elle-même »

Dans une tribune, le secrétaire départemental du PCF des Alpes-Maritimes appelle la gauche à assumer son identité et à refuser les compromis face à une droite jugée hégémonique.

À la veille de la publication de cet article, le 1er juillet 2026, Julien Picot, secrétaire départemental de la fédération des Alpes-Maritimes du Parti Communiste Français (PCF06), a diffusé une tribune politique dressant un constat sévère de la situation politique locale et appelant à un sursaut idéologique de la gauche. Il y plaide pour une ligne claire, débarrassée des « accommodements » et des « ambiguïtés ».

Un diagnostic sévère de la droite locale

Le texte s’ouvre sur une critique acerbe de la droite qui, selon Julien Picot, « domine la vie politique depuis des décennies » dans le département.

Il la qualifie de « de plus en plus réactionnaire », l’accusant d’opposer les habitants, d’instrumentaliser les peurs et de fragiliser les solidarités. Pour le responsable communiste, les services publics sont considérés par cette majorité comme une simple « variable d’ajustement », sacrifiée au profit d’autres logiques.

Face à ce qu’il décrit comme une hégémonie politique, Julien Picot rejette fermement toute stratégie d’alliance ou de rapprochement avec ce qu’il nomme un prétendu « centre ».

Le « centre », une impasse stratégique

Pour le secrétaire du PCF06, la tentation centriste est un piège politique qui a prouvé son inefficacité.

Il y voit « le refuge de l’opportunisme politique, où l’on renonce à ses convictions au nom de calculs électoraux ». Loin de constituer un rempart, cette approche aurait, selon lui, des effets contraires à ceux escomptés.

« Cette stratégie n’a jamais fait reculer la droite. Elle l’a, au contraire, confortée », affirme-t-il dans sa tribune.

Il estime que les électeurs attendent une alternative franche et non une version édulcorée des politiques en place.

Pour une gauche de conviction et de clarté

Julien Picot appelle ainsi à un retour aux fondamentaux, arguant que les habitants du département n’attendent pas une gauche timorée.

« Les habitants n’attendent pas une gauche qui s’excuse d’être de gauche », écrit-il.

Il insiste sur la nécessité pour la gauche de porter haut et fort ses combats historiques : la défense des salariés, des retraités, de la jeunesse, mais aussi des services publics, du logement, des transports, de la justice fiscale et du pouvoir d’achat. Il appelle à une politique qui « parle de leurs vies plutôt que des combinaisons d’appareil ».

Un combat républicain fondé sur le débat

Tout en prônant une opposition déterminée aux politiques de droite, le dirigeant communiste ancre son combat dans un cadre démocratique et républicain. Il se dit prêt à combattre les idées de ses adversaires, mais en défendant leur droit à les exprimer, privilégiant la conviction sur la censure.

« Nous combattrons les idées de nos adversaires avec détermination, mais nous défendrons toujours leur droit à les exprimer. C’est cela, la force de la République : convaincre plutôt que censurer », souligne Julien Picot.

En conclusion, il réaffirme que la victoire ne sera possible qu’en restant fidèle aux valeurs de la gauche : la justice sociale, la paix, l’égalité et l’émancipation humaine. Il appelle à offrir aux citoyens « de la clarté », « de la sincérité » et une « véritable alternative » face à une droite qu’il juge omniprésente et réactionnaire.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).