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NICE : Julien PICOT (PCF) : « Éric Ciotti, le symptôme d’une droite qui a renoncé »
Le secrétaire départemental du Parti Communiste Français, Julien Picot, fustige l’opportunisme et le « deux poids, deux mesures » d’Éric Ciotti.
Dans une déclaration publiée ce mercredi 8 juillet 2026, Julien Picot, secrétaire départemental de la fédération des Alpes-Maritimes du Parti Communiste Français (PCF06), dresse un réquisitoire sévère contre la posture politique d’Éric Ciotti. Il accuse le responsable de la droite de renier ses propres principes au gré de ses alliances et de ses intérêts.
Une justice à géométrie variable
Au cœur de la critique de Julien Picot se trouve ce qu’il qualifie de « deux poids, deux mesures » dans le rapport d’Éric Ciotti à l’autorité de l’État et à la justice. Il lui reproche de brandir les thèmes de l’ordre et du respect des institutions de manière sélective, en fonction des personnes concernées.
« Depuis des années, M. Ciotti donne des leçons d’ordre, d’autorité et de respect des institutions. Mais dès que la justice concerne ses alliés politiques, les principes deviennent soudain facultatifs », affirme le secrétaire du PCF06.
Il poursuit sa réflexion par une question rhétorique qui dénonce une justice à deux vitesses.
« La loi serait donc sacrée pour les plus faibles, mais négociable pour les puissants ? »
L’opportunisme comme seule boussole
Au-delà de la question judiciaire, Julien Picot analyse le récent rapprochement d’Éric Ciotti avec l’extrême droite non comme un acte de courage, mais comme une manœuvre purement opportuniste. Il y voit la preuve d’une dérive idéologique et d’un abandon des valeurs historiques de sa famille politique.
« En réalité, ce n’est pas le courage qui guide Éric Ciotti, mais l’opportunisme », analyse-t-il.
Pour le dirigeant communiste, cette alliance marque un tournant significatif, qu’il juge sévèrement.
« Après avoir passé des années à expliquer qu’il ne ferait jamais alliance avec l’extrême droite, le voilà devenu son plus fidèle porte-voix. Ce renoncement n’a rien d’historique : il est le symptôme d’une droite qui a renoncé à convaincre et préfère courir derrière les idées du Rassemblement national ».
Un rappel au respect de l’État de droit
En conclusion de sa tribune, Julien Picot lance un appel au respect des principes fondamentaux de la démocratie. Il insiste sur le fait que la crédibilité des institutions repose sur l’application impartiale de la loi, sans exception ni faveur.
« Soutenir une candidature ne dispense pas de respecter les décisions de justice, pas plus que défendre l’État de droit ne peut se faire à géométrie variable », martèle-t-il.
« Dans une démocratie, les institutions ne sont crédibles que si elles s’appliquent à toutes et à tous, sans distinction », conclut Julien Picot.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
