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NICE : Julien PICOT (PCF) : « Banaliser le travail du 1er mai, c’est vouloir effacer notre histoire »
Le PCF des Alpes-Maritimes dénonce une « offensive idéologique » du gouvernement visant à banaliser le travail du 1er mai et appelle à la mobilisation.
Dans une déclaration rendue publique ce samedi 11 avril 2026, la fédération des Alpes-Maritimes du Parti Communiste Français, par la voix de son secrétaire départemental Julien Picot, s’oppose fermement à toute tentative de banalisation du travail le 1er mai.
Qualifiant cette perspective d‘« offensive idéologique », le parti y voit une attaque directe contre un symbole majeur des conquêtes sociales et de la mémoire ouvrière.
Un symbole historique et un pilier de la dignité
Pour le PCF 06, la Fête du Travail est bien plus qu’un simple jour férié.
« Le 1er mai n’est pas une date comme les autres. Il est le fruit des luttes ouvrières, du sang versé, des conquêtes arrachées par des générations de travailleuses et de travailleurs », rappelle Julien Picot.
Le communiqué insiste sur la portée symbolique de cette journée, qui incarne une « vérité simple et fondamentale : sans droits, sans cadre collectif, sans protections, il n’y a pas de dignité au travail ».
Remettre en cause ce jour chômé reviendrait, selon le secrétaire départemental, à nier l’héritage de plus d’un siècle de combats sociaux et à fragiliser les fondements mêmes du droit du travail.
Une « offensive idéologique » pour briser la conscience collective
Le parti communiste rejette l’idée qu’il s’agirait d’une « simple mesure technique ».
La démarche est perçue comme une volonté délibérée de saper les repères historiques du monde du travail.
« C’est une tentative de réécrire l’histoire, d’effacer la mémoire collective du mouvement ouvrier, de briser ce qui fonde encore une conscience de classe dans notre pays », accuse Julien Picot.
Cette initiative s’inscrirait dans une stratégie plus globale d’un « gouvernement ultra-libéral » qui, après avoir démantelé les services publics et fragilisé les droits sociaux, « s’attaque désormais aux repères, aux symboles, à tout ce qui structure notre pacte social ».
La finalité, selon l’analyse du PCF 06, serait claire : « faire disparaître l’idée même que les travailleurs puissent s’organiser, résister, et conquérir de nouveaux droits ».
Appel à une mobilisation massive pour défendre les acquis
Face à ce qu’il nomme une « entreprise de destruction méthodique », le Parti Communiste Français appelle à une réaction ferme et unitaire.
« Nous le disons avec force : le 1er mai appartient au monde du travail. Il est notre patrimoine commun, notre mémoire vivante, notre force collective », martèle le communiqué.
Le texte se conclut par un appel sans équivoque à la mobilisation, refusant que les conquêtes sociales soient sacrifiées « au nom du profit » et que le travail soit réduit « à une variable d’ajustement au service d’intérêts financiers ».
Pour Julien Picot, l’heure n’est pas à la résignation : « Le peuple du travail n’est pas condamné à subir. Il est capable de se lever, de s’unir, et de reprendre la main sur son avenir ».
Le message se veut un avertissement au gouvernement : « Le 1er mai n’est pas à vendre. Il n’est pas négociable. Il est un pilier de notre dignité ».
via Presse Agence.


