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NICE : Julien PICOT : « Les sept années qui s’ouvrent seront celles d’une résistance sans faille »

Au lendemain du second tour des municipales, le PCF 06 dénonce un choix falsifié et appelle à la résistance face à la droite et l’extrême droite.

Au lendemain d’un second tour des élections municipales qui marque, selon lui, « un tournant politique grave » à Nice, le Parti Communiste des Alpes-Maritimes, par la voix de son secrétaire départemental Julien Picot, a livré une analyse sans concession des résultats. Pour le parti, le rejet exprimé par une partie de l’électorat envers le « clan Estrosi » ne saurait être interprété comme une adhésion à l’extrême droite.

Un choix « falsifié » entre deux faces d’une même droite

Le PCF 06 dénonce un dilemme imposé aux électeurs, pris entre ce qu’il qualifie d’« échec d’Estrosi » et la « peur de Ciotti ». Julien Picot renvoie les deux adversaires dos à dos, les considérant comme les héritiers d’une même culture politique locale. « Éric Ciotti et Christian Estrosi ne sont que les deux faces d’une même droite autoritaire, d’une même famille politique : celle du médecinisme, qui fait régner sur Nice un microclimat réactionnaire et affairiste », analyse-t-il dans un communiqué.

Il accuse Christian Estrosi d’avoir lui-même « légitimé ces courants dangereux » en intégrant par le passé des figures de l’extrême droite dans ses équipes, rendant sa posture de « rempart » et de « chef d’un front antifasciste » une « illusion grotesque ». Parallèlement, le communiqué souligne qu’Éric Ciotti a bénéficié, au-delà de son positionnement, « du soutien de l’establishment azuréen et du patronat local ».

Quatre élus pour porter une voix de « résistance »

Malgré ce contexte politique jugé délétère, le Parti Communiste exprime son immense gratitude envers les 17 926 électeurs qui lui ont accordé leur confiance, qualifiant leur vote d’« acte de résistance ». La liste de gauche obtient ainsi quatre élus qui siégeront au conseil municipal de Nice et au conseil métropolitain.

Le secrétaire départemental regrette cependant un résultat qui aurait pu être meilleur. « Il nous aura manqué 18 voix pour qu’un cinquième élu de gauche et deuxième élu communiste siège au conseil municipal », précise Julien Picot. Il appelle à une analyse rigoureuse de ce résultat pour « construire une stratégie de reconquête » et regagner « l’écoute du peuple de gauche et tout simplement de la population ».

Un appel à la mobilisation pour le renouveau démocratique

Face à une situation où « les deux [camps] se battant uniquement pour la conservation ou la prise du pouvoir », le PCF 06 annonce que « les sept années qui s’ouvrent seront celles d’une résistance sans faille ». Cette résistance s’organisera sur plusieurs fronts : contre l’extrême droite, contre les « reculs sociaux qu’Estrosi et Macron ont incarnés » et contre les « politiques de division qui fracturent nos quartiers ».

Se positionnant comme les défenseurs des « invisibles » et des « exclus », les élus communistes s’engagent à ne céder à aucun « arrangement politicien ». « Nous appelons à ne jamais céder, à nous battre sur tous les fronts : logement, transports, services publics, associations, justice sociale et sécurité pour l’ensemble de la population. Ce combat est notre boussole », affirme Julien Picot.

L’appel est lancé à tous les progressistes de la ville, quel que soit leur quartier, pour se joindre à ce mouvement et faire de Nice « la ville de la résistance et du renouveau démocratique ».

via Press Agence.