NICE : Julien PICOT : « Les choix budgétaires d’Éric Ciotti…
Partager :

NICE : Julien PICOT : « Les choix budgétaires d’Éric Ciotti menacent les services publics niçois »
Le président de la Commission des finances, Julien Picot, alerte sur le plan d’économies de 60 M€ d’Éric Ciotti, le jugeant irréaliste et dangereux.
Dans une déclaration transmise ce dimanche 26 avril, Julien Picot, conseiller municipal communiste et président de la Commission des finances de la Ville de Nice, tire la sonnette d’alarme concernant les orientations budgétaires annoncées par Éric Ciotti pour l’année 2026. Il dénonce un plan d’économies qui, sous couvert de rigueur, mettrait en péril les services essentiels aux habitants et la santé financière de la collectivité.
Un plan d’économies jugé « peu lisible »
Au cœur des préoccupations se trouve un plan d’économies de 60 millions d’euros.
Julien Picot critique vivement sa structure, qui « agrège à la fois des dépenses de fonctionnement et d’investissement, ce qui rend le projet peu lisible et entretient une confusion préjudiciable au débat public ».
Selon lui, cette opacité masque des arbitrages lourds de conséquences.
L’élu pointe notamment l’objectif de réduire les dépenses de fonctionnement de 50 millions d’euros, un chiffre qu’il qualifie d’« irréaliste ».
Il établit un lien direct entre cette coupe et la baisse d’impôts annoncée, qui représente un manque à gagner équivalent chaque année.
« Cette diminution devra nécessairement être compensée », prévient-il, suggérant que les services publics en paieront le prix.
Sur la totalité du mandat, l’effort financier lié à la baisse de la fiscalité locale s’élèverait à 350 millions d’euros.
Les services publics de proximité en première ligne
Les conséquences concrètes de cette politique budgétaire suscitent les plus vives inquiétudes du président de la Commission des finances.
Il avertit que les coupes envisagées risquent d’entraîner « une dégradation majeure des services publics de proximité ».
Sont directement visés, selon son analyse, des secteurs cruciaux pour le quotidien des Niçois : « les écoles, les crèches, l’action sociale et l’aide à la personne seraient directement impactées ».
Cette perspective fait peser une menace sur la qualité de vie et le soutien aux populations les plus fragiles.
Un « cadeau fait aux banques » et un endettement accru
Au-delà de l’impact sur le fonctionnement, Julien Picot alerte sur la fragilisation de la capacité d’investissement de la ville.
Une réduction des investissements futurs freinerait non seulement le développement de Nice mais aurait également pour effet pervers d’« accroître un endettement déjà très élevé ».
Dans ce scénario, le conseiller municipal estime que la collectivité se retrouverait pieds et poings liés face aux institutions financières, dénonçant un « véritable cadeau qui sera fait aux banques ».
Pour Julien Picot, ces choix posent « une question de fond : celle de l’avenir des services publics niçois et de la soutenabilité financière de la collectivité ».
Il qualifie les mesures mises en avant par Éric Ciotti d’« opération de communication bien rodée », les comparant à une stratégie de « concessionnaire automobile », plutôt qu’à une réponse structurelle aux défis financiers.
Face à cette situation, il conclut en réaffirmant, au nom des élus de gauche, leur « attachement à la défense de l’intérêt général, à la préservation des services publics et à une gestion financière responsable, car notre seule boussole est l’intérêt des Niçois ».
via Press Agence.


