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NICE : Julien PICOT : « Le Gouvernement abandonne les habit…

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NICE : Julien PICOT : « Le Gouvernement abandonne les habitants des Alpes-Maritimes »

Le secrétaire départemental du PCF06 dénonce l’inaction du ministre des Transports face aux problèmes de mobilité qui paralysent le quotidien des Niçois.

La colère gronde dans les Alpes-Maritimes face à une situation des transports jugée « catastrophique ».

Par la voix de Julien Picot, secrétaire départemental du Parti Communiste Français et conseiller municipal de Nice, une critique virulente a été adressée au ministre des Transports, Philippe Tabarot.

Après plusieurs interpellations restées, selon lui, sans réponse concrète, le constat est sévère : le Gouvernement est accusé d’abandonner les citoyens du département en privilégiant les logiques financières au détriment du service public et du pouvoir d’achat.

Un dialogue de sourds sur le rail et la route

Au cœur des tensions se trouvent plusieurs dossiers emblématiques de la mobilité azuréenne. Que ce soit le projet d’une ligne à grande vitesse pour relier efficacement Nice à Paris, l’amélioration de la desserte ferroviaire de Menton ou la question épineuse de la gratuité du contournement autoroutier de Nice via l’A8, les réponses ministérielles sont jugées totalement insatisfaisantes.

« Les réponses du ministre sont systématiquement les mêmes : reports de responsabilité, excuses techniques et défense des intérêts financiers des concessionnaires privés », fustige Julien Picot.

Pour le représentant communiste, le Gouvernement se réfugie derrière des arguments technocratiques pour masquer son manque de volonté politique et son inaction.

Le rail, un service public en souffrance

La situation du transport ferroviaire est particulièrement préoccupante.

Julien Picot souligne un paradoxe : « Philippe Tabarot reconnaît lui-même la saturation du réseau, les insuffisances de desserte et les difficultés de mobilité dans notre département ».

Pourtant, aucune mesure forte ne semble suivre ce constat partagé. Les usagers des Trains Express Régionaux (TER) continuent de subir un quotidien difficile, marqué par des trains supprimés sans préavis, des correspondances dégradées, des retards devenus la norme et une augmentation constante des tarifs. Pour des milliers de salariés et d’étudiants, se déplacer chaque jour relève du parcours du combattant, avec des conséquences directes sur leur vie professionnelle et personnelle.

L’A8, symbole d’une priorité aux profits privés

L’autre point de crispation majeur concerne l’autoroute A8 et le péage de Saint-Isidore. Pour de nombreux habitants des collines niçoises et de la plaine du Var, ce tronçon est la seule alternative viable pour leurs trajets quotidiens, face à un réseau secondaire saturé. La demande de gratuité de ce contournement est une revendication ancienne, mais la réponse du ministère est qualifiée de « choquante » par Julien Picot. Le refus serait motivé par la nécessité de préserver la rentabilité d’ESCOTA, la société concessionnaire (filiale de VINCI Autoroutes).

« Une fois de plus, les profits des sociétés concessionnaires passent avant le pouvoir d’achat, avant la mobilité et avant la qualité de vie des habitants », s’indigne l’élu.

Des attentes concrètes face à l’« inaction ministérielle »

Face à ce qu’il qualifie de « mépris », le PCF06 réaffirme les attentes urgentes des citoyens. La population n’attendrait plus des promesses lointaines ou des « opérations de communication gouvernementale », mais des décisions immédiates et tangibles. Les revendications sont claires : des trains enfin accessibles, fiables et réguliers ; une politique ambitieuse pour désengorger l’agglomération niçoise ; l’instauration de la gratuité du contournement autoroutier pour les déplacements domicile-travail ; et des investissements qui bénéficient directement aux usagers. Pour Julien Picot, le Gouvernement ne peut plus ignorer le poids démographique, économique et touristique des Alpes-Maritimes.

Il conclut en promettant de continuer à porter la voix des usagers qui « subissent chaque jour les conséquences de cette politique d’abandon », affirmant que « les Niçois méritent mieux que des réponses bureaucratiques ».

via Press Agence.