NICE : Julien PICOT : « Je ferai de la commission des finan…
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NICE : Julien PICOT : « Je ferai de la commission des finances un véritable contre-pouvoir démocratique »
L’élu communiste Julien Picot, nouveau président de la commission des finances de la Métropole, entend exercer un contrôle strict sur l’exécutif.
Déjà président de la commission des finances de la ville de Nice, l’élu communiste Julien Picot a annoncé ce jeudi prendre également la tête de son équivalent à la Métropole Nice Côte d’Azur. Loin de considérer cette fonction comme un simple titre, il affirme vouloir en faire un levier de contrôle et de vigilance au service de l’intérêt général, positionnant son mandat comme un « véritable contre-pouvoir démocratique ».
« Cette fonction n’est pas un titre honorifique. C’est un mandat de contrôle, d’exigence et de vigilance », a-t-il précisé dans sa déclaration.
Une nomination face au « système » en place
Julien Picot souligne que cette présidence, revendiquée par le groupe des « Estrosistes », lui revenait légitimement pour garantir une réelle indépendance. Il met en cause la proximité passée de nombreux membres de ce groupe avec Éric Ciotti, aujourd’hui maire de Nice et président de la Métropole.
« Nombre de ses membres ont travaillé pendant des décennies aux côtés d’Éric Ciotti. Certains ont même occupé les plus hautes responsabilités à ses côtés », pointe-t-il, citant l’exemple de Pierre-Paul Leonelli, ancien directeur de cabinet.
Pour lui, un véritable contrôle ne peut s’accommoder d’un « simple jeu de chaises musicales ».
Il estime ainsi qu’il était « légitime que cette présidence revienne à un élu communiste, porteur d’une vision profondément différente de la gestion publique et de l’action politique ».
Garantir l’égalité entre toutes les communes
Affirmant que sa « boussole » est de répondre aux besoins de la population, Julien Picot s’engage à être le garant de l’intérêt de toutes les communes de la Métropole, au-delà de la seule ville de Nice. Il promet de veiller à ce qu’aucune ne soit lésée et qu’il n’y ait aucun traitement de faveur.
« Aucun passe-droit, aucun traitement de faveur, aucune logique de concentration des moyens ne doit prévaloir sur l’égalité entre les communes », martèle le nouveau président.
Dans cette optique, il annonce porter une attention particulière au fonctionnement et aux méthodes de calcul de la Commission Locale d’Évaluation des Charges Transférées (CLECT), dont « l’opacité nourrit depuis trop longtemps interrogations et incompréhensions ». La transparence, insiste-t-il, doit devenir la règle.
Alerte sur des pratiques de gestion financière
Julien Picot a profité de sa nomination pour alerter sur certaines pratiques de gestion qui, selon lui, interrogent, notamment concernant les marchés publics liant la Ville de Nice et la Métropole. Il cible en particulier l’utilisation de conventions datant de 2009 pour justifier des marchés mutualisés.
« Or chacun sait que la Métropole Nice Côte d’Azur n’a été créée qu’en 2012 », rappelle-t-il.
« Il n’est pas acceptable que des dispositifs administratifs vieux de plus de quinze ans continuent à servir de fondement sans réexamen approfondi de leur conformité, de leur pertinence et de leurs conséquences financières. »
Il défend ainsi la mise en place d’une révision annuelle systématique de ces procédures pour garantir leur conformité et leur efficacité, et a demandé solennellement à Éric Ciotti de « répondre publiquement » à ces alertes.
Déterminé, Julien Picot conclut en définissant clairement sa posture pour les mois à venir, loin des arrangements politiques.
« Je ne rechercherai ni les compromis de circonstance ni les arrangements entre initiés. Mon rôle sera de contrôler, d’alerter et, lorsque cela sera nécessaire, de m’opposer. Parce que l’argent public appartient aux habitants et que ceux qui le gèrent doivent en répondre devant eux. »
via Presse Agence.


