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NICE : Julien PICOT : « Instrumentalisation électorale et promesses non tenues »
Le PCF 06, par la voix de Julien Picot, accuse la majorité niçoise d’instrumentalisation électorale après une vidéo du premier adjoint, Anthony Borré.
La campagne électorale à Nice connaît un nouvel épisode de tension. Ce lundi, Julien Picot, secrétaire départemental du Parti Communiste Français des Alpes-Maritimes et numéro deux de la liste « Unis pour Nice », a vivement dénoncé les propos tenus par Anthony Borré, premier adjoint au maire, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Selon le communiqué, M. Borré y interpelle directement la communauté comorienne pour l’inciter à soutenir la liste de Christian Estrosi, tout en attaquant la liste d’union de la gauche et des écologistes.
« Une telle déclaration constitue une stratégie politique grossière et un affront à la démocratie, et nous y voyons là un vent de panique s’abattre au sein de cette municipalité dépassée », affirme Julien Picot. Le PCF 06 qualifie cette démarche d’« opération politique » visant à masquer un bilan jugé « largement insuffisant ».
Un bilan jugé insuffisant sur le logement et la sécurité
Julien Picot rappelle la longévité politique de Christian Estrosi, maire depuis plus de 18 ans et élu au conseil municipal depuis plus de quatre décennies. Malgré cela, il estime que les besoins fondamentaux de nombreux habitants restent sans réponse. Sur le dossier du logement social, le communiqué pointe un chiffre bien en deçà des exigences légales : la ville de Nice n’atteindrait qu’environ 14 % de logements sociaux, loin de l’objectif de 25 % fixé par la loi.
La sécurité, thème central de la communication de la majorité municipale, est également critiquée. Julien Picot évoque un « sentiment d’abandon » qui serait une réalité concrète pour les habitants de plusieurs quartiers populaires, contredisant le discours officiel.
Des quartiers en attente de réponses concrètes
Le secrétaire départemental du PCF énumère plusieurs quartiers où les habitants « ont le sentiment d’être traités comme des citoyens de seconde zone », citant notamment l’Ariane, les Moulins, Las Planas, Batéco, Trachel, Vernier, Pasteur, Bon Voyage ou encore Saint-Roch. Pour illustrer le concept de « promesses non tenues », il prend l’exemple emblématique du tramway à l’Ariane, « attendu depuis plus de 25 ans sans jamais avoir été réalisé ».
La vidéo mise en cause par le parti est accessible sur Facebook (https://www.facebook.com/share/v/1CNNCsRy8n/).
Estrosi et Ciotti : une responsabilité politique partagée
Julien Picot insiste également sur la responsabilité conjointe d’Éric Ciotti et de Christian Estrosi dans ce bilan. Il rappelle que, malgré leur rivalité affichée ces trois dernières années, les deux hommes politiques ont gouverné la ville ensemble pendant plus d’un quart de siècle. « Éric Ciotti a été premier adjoint de Christian Estrosi, chef de son cabinet et un acteur central de la politique municipale menée à Nice. Ensemble, ils ont construit ce même projet de ville et ces mêmes choix politiques », souligne le communiqué.
Pour le représentant communiste, cette rivalité ne doit pas tromper les électeurs, car ils ont mené « la même politique, une politique de droite qui ne répond pas aux attentes des Niçois ».
L’union de la gauche présentée comme seule alternative
Face à ce qu’il décrit comme une manœuvre électorale, Julien Picot défend le rôle démocratique du premier tour d’une élection, qui doit permettre aux habitants « d’exprimer un choix politique libre ». Il positionne la liste « Unis pour Nice », menée par Juliette Chesnel-Le Roux, comme la « seule alternative crédible ».
Cette liste, qui rassemble écologistes, socialistes et communistes, porte selon lui un projet de « gauche républicaine, responsable et tournée vers les besoins réels des habitants », axé sur l’amélioration du quotidien et le renforcement du pouvoir d’achat.


