NICE : Julien PICOT : « Il faut taxer davantage les résiden…
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NICE : Julien PICOT : « Il faut taxer davantage les résidences secondaires de luxe »
Face à la pression immobilière, l’élu d’opposition Julien Picot propose une motion pour taxer plus lourdement les résidences secondaires.
L’élu communiste d’opposition et président de la commission des finances de la Ville de Nice, Julien Picot, a lancé ce mardi 12 mai 2026 un appel solennel pour une refonte de la fiscalité locale. Dans une déclaration adressée au maire Éric Ciotti, aux habitants et aux médias, il dénonce une situation immobilière devenue intenable pour une grande partie des Niçois et propose des mesures concrètes pour inverser la tendance. Selon lui, il est urgent de mettre fin à un système qui favorise la spéculation au détriment du logement des résidents permanents.
Un constat social et économique alarmant
Le diagnostic posé par Julien Picot est sans équivoque. Il décrit une pression immobilière « insupportable » qui frappe la capitale azuréenne, se traduisant par une explosion des prix de vente et des loyers devenus inaccessibles pour les classes populaires et moyennes.
« Pendant que de nombreux Niçois peinent à se loger et voient leur pouvoir d’achat reculer, une minorité de propriétaires fortunés souvent étrangers, profite d’un marché immobilier transformé en produit spéculatif », alerte-t-il.
Pour appuyer son propos, l’élu rappelle un chiffre saisissant : Nice est aujourd’hui la ville de France qui compte le plus grand nombre de résidences secondaires, dépassant même Paris. Cette situation, qu’il juge inacceptable, transforme progressivement la ville en un lieu de villégiature pour les plus fortunés, au risque d’en chasser ses propres habitants.
« Une ville ne peut pas devenir un décor réservé aux ultra-riches pendant que ses habitants historiques sont poussés dehors », martèle le président de la commission des finances.
Une proposition fiscale ciblée pour plus de justice
Face à ce constat, Julien Picot annonce qu’il déposera une motion lors du prochain conseil municipal.
La mesure phare de cette proposition vise à « dissocier la taxe foncière de la taxation des résidences secondaires ».
L’objectif est clair : faire en sorte que « l’effort fiscal repose davantage sur les biens spéculatifs et non sur les résidences principales des habitants de notre ville ».
Il s’agit de protéger les Niçois qui vivent et travaillent sur place, tout en augmentant la contribution des propriétaires de biens de luxe non occupés à l’année.
Se défendant de toute posture politicienne, l’élu d’opposition insiste sur le caractère constructif de sa démarche.
« Nous ne sommes pas dans une opposition stérile ni dans la critique permanente. Nous portons des propositions concrètes, responsables et profondément justes », affirme-t-il.
En s’inspirant de mesures déjà engagées par la Ville de Paris, il appelle Nice à prendre ses responsabilités pour limiter la spéculation et protéger son parc de logements accessibles.
Un appel à la responsabilité politique
La proposition ne se limite pas à une simple délibération municipale. Julien Picot espère obtenir un large soutien des élus niçois, toutes sensibilités confondues, pour donner plus de poids à sa démarche. En cas d’adoption par le conseil municipal, la motion serait ensuite relayée au niveau national. L’objectif est que le groupe communiste à l’Assemblée nationale s’en saisisse pour faire évoluer la législation et donner aux municipalités davantage d’outils pour réguler le marché immobilier.
En conclusion, l’élu communiste réaffirme sa vision pour l’avenir de la ville : « Nous voulons une ville populaire, vivante, accessible, où ceux qui travaillent, vivent et font vivre Nice puissent encore y habiter dignement ».
via Press Agence.


