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NICE : Julien PICOT : « Il est temps que la voix des commun…

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NICE : Julien PICOT : « Il est temps que la voix des communistes retrouve toute sa place »

À deux semaines des élections municipales, le secrétaire départemental du PCF 06 appelle à la mobilisation générale pour soutenir la liste « Unis pour Nice ».

La campagne pour les élections municipales entre dans sa dernière ligne droite à Nice. Alors que le scrutin se tiendra dans deux semaines, le Parti communiste français (PCF) des Alpes-Maritimes entend peser de tout son poids dans la balance électorale. Par la voix de son secrétaire départemental, Julien Picot, la fédération lance un appel vibrant aux électeurs pour marquer le retour de leur famille politique au sein des instances décisionnelles locales.

Douze années d’absence au conseil municipal

Pour les représentants du PCF, l’enjeu de ce scrutin dépasse la simple échéance électorale : il s’agit de mettre fin à une longue traversée du désert institutionnelle. « Dans deux semaines, Nice choisira son avenir. Et pour la première fois depuis plus de douze ans, les communistes peuvent faire leur retour au conseil municipal et métropolitain », souligne Julien Picot.

Ce constat d’une décennie sans élus communistes est vécu comme une anomalie démocratique par la fédération, qui déplore un manque de représentation pour une partie de la population. « Douze années d’absence, c’est long. Douze années sans notre voix dans les institutions locales, sans nos propositions, sans notre regard sur la vie quotidienne des Niçoises et des Niçois », ajoute le responsable politique.

Selon l’analyse portée par le communiqué, cette absence a laissé le champ libre à des politiques jugées néfastes pour le tissu social local. « Pendant ce temps, la droite et les libéraux ont poursuivi leur œuvre de casse sociale », dénonce le secrétaire départemental.

Un rempart contre l’extrême droite

L’appel du 1er mars 2026 s’inscrit dans un contexte politique tendu, marqué par la montée en puissance des forces situées à la droite de l’échiquier politique. Le Parti communiste cible explicitement ses adversaires, et en particulier l’influence grandissante d’Éric Ciotti sur le territoire.

Pour Julien Picot, le danger est immédiat : « Aujourd’hui, l’extrême droite d’Éric Ciotti rêve d’imposer sa domination sur la ville et la Métropole ». Face à cette perspective, le PCF estime qu’il est impossible de rester en retrait. « Face à cette situation, nous ne pouvons plus rester spectateurs », affirme-t-il.

L’objectif affiché est donc clair : réinvestir les lieux de pouvoir pour contrer ces dynamiques. « Il est temps que la voix des communistes retrouve toute sa place là où se décident les politiques publiques : au conseil municipal et au conseil métropolitain », insiste le communiqué.

La liste « Unis pour Nice » comme vecteur du retour

Pour concrétiser cette ambition, le Parti communiste apporte son soutien officiel à une liste de rassemblement. « La liste Unis pour Nice, soutenue par le Parti communiste français, porte cette ambition. Celle d’un retour fort, visible, assumé, des communistes dans la gestion de la cité », précise Julien Picot.

Le secrétaire départemental définit les contours de l’électorat que cette liste entend représenter, mettant en avant les catégories populaires et les quartiers souvent éloignés des priorités municipales. « Cette voix, c’est celle des travailleurs et des retraités, des jeunes et des familles populaires, des habitants des quartiers oubliés », explique-t-il.

Au-delà de la sociologie électorale, c’est un corpus de valeurs que le PCF souhaite réinjecter dans le débat local. « C’est la voix de la solidarité, de la dignité, du service public et de la justice sociale. C’est la voix qui refuse la résignation, la peur et la haine », poursuit le responsable.

Une mobilisation de chaque instant

À quinze jours du vote, le message se veut résolument mobilisateur. La fédération des Alpes-Maritimes exhorte ses militants et sympathisants à ne pas ménager leurs efforts dans ce sprint final. « Mais pour cela, il faut que chacun et chacune d’entre nous se mobilise dès maintenant : convaincre, parler, appeler, voter », martèle Julien Picot.

L’issue du scrutin, selon le PCF, dépendra de l’engagement individuel de chaque électeur de gauche. « Chaque voix comptera. Chaque geste peut faire la différence. Reprenons notre place », lance le secrétaire départemental, avant de conclure par une note d’espoir et de détermination : « Oui, camarades, nous pouvons faire notre retour […] Faisons notre retour au cœur de la ville ! »