NICE : Julien PICOT : « Éric Ciotti fabrique de l’insécurit…
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NICE : Julien PICOT : « Éric Ciotti fabrique de l’insécurité »
Le secrétaire départemental du PCF, Julien Picot, accuse le maire Éric Ciotti d’avoir orchestré une expulsion brutale de locataires en règle.
Dans un communiqué publié ce mercredi 6 mai 2026, Julien Picot, secrétaire départemental du Parti Communiste Français des Alpes-Maritimes et conseiller municipal de Nice, dénonce avec virulence une opération d’expulsion menée la semaine dernière dans la ville, accusant le nouveau maire, Éric Ciotti, d’instrumentaliser la question des squats pour mener une politique sécuritaire qui, selon lui, fragilise tous les habitants.
Une expulsion brutale sous couvert de péril
Les faits dénoncés par l’élu communiste se sont déroulés jeudi dernier au 4 bis rue Saint-Philippe. Un arrêté de péril a été pris pour l’immeuble, justifiant une évacuation immédiate. Cependant, Julien Picot affirme que cette procédure a servi de prétexte à une opération expéditive et sans discernement.
« Certes, des squatteurs occupaient certains logements. Mais dans la même vague, des locataires en règle, à jour de leur loyer, ont été jetés à la rue en deux heures », s’indigne-t-il dans sa déclaration.
Il insiste sur la brutalité du procédé : « Deux heures pour quitter son logement. Deux heures pour perdre ses repères. Deux heures pour basculer dans la précarité. C’est indigne ».
Selon lui, une gestion responsable de la situation aurait impliqué une phase de concertation, un diagnostic social pour évaluer les besoins des familles et, surtout, des propositions de relogement concrètes et adaptées. Au lieu de cela, il déplore l’absence totale d’accompagnement.
« Aucune solution, aucun accompagnement. Juste des familles envoyées dans un gymnase, comme si leur situation relevait de l’urgence humanitaire, alors qu’elle est le produit d’une décision politique », critique vivement le conseiller municipal.
Une instrumentalisation à des fins sécuritaires
Pour Julien Picot, cette opération ne relève pas d’une simple gestion administrative, mais d’une stratégie politique délibérée. Il accuse le maire de se servir de cet événement pour renforcer son image d’autorité.
« Éric Ciotti instrumentalise la question des squats pour construire un récit sécuritaire. Il désigne des boucs émissaires, met en scène l’intervention devant les caméras, et gouverne par la peur », analyse-t-il.
Le secrétaire départemental du PCF estime que cette approche, loin de rassurer, crée un précédent dangereux pour l’ensemble des Niçois, y compris ceux qui respectent scrupuleusement leurs obligations.
Le message envoyé par la municipalité serait, selon lui, particulièrement inquiétant : « Car aujourd’hui, le message est clair pour les Niçois : vous pouvez être en règle, payer votre loyer, et être expulsés du jour au lendemain sans solution. Voilà la vraie insécurité », martèle-t-il, qualifiant cette situation d’« insécurité sociale, créée par ceux-là mêmes qui prétendent la combattre ».
Pour une politique urbaine juste et responsable
Face à cette méthode qu’il juge répressive et contre-productive, Julien Picot oppose une vision alternative de la gestion municipale. Il appelle de ses vœux une politique qui placerait l’humain au centre des décisions, fondée sur des principes de protection et d’anticipation.
« Nous affirmons une autre vision de la ville : une ville qui protège, qui anticipe, qui respecte les droits de chacun. Une ville qui ne sacrifie pas les habitants sur l’autel de la communication politique », revendique-t-il.
En conclusion, le conseiller municipal estime que la population mérite une approche plus constructive et digne de la part de ses dirigeants.
« Nice mérite mieux que des coups de force médiatiques. Nice mérite une politique humaine, juste et responsable », conclut le communiqué.
via Press Agence.
