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NICE : Julien PICOT dénonce « une faute politique majeure »…

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NICE : Julien PICOT dénonce « une faute politique majeure » d’Éric CIOTTI sur Airbnb

Au lendemain d’un vote du conseil municipal, l’élu communiste d’opposition Julien Picot fustige l’assouplissement des règles sur les locations touristiques.

La séance du conseil municipal de Nice du 19 juin 2026 a ravivé les tensions sur la question brûlante du logement. L’adoption d’un assouplissement des règles encadrant les locations meublées touristiques de type Airbnb a provoqué une vive réaction de l’opposition. Pour l’élu communiste Julien Picot, cette décision constitue « une faute politique majeure » de la part du maire, Éric Ciotti, et de sa majorité, accusés de favoriser la spéculation au détriment des habitants.

Dans une déclaration transmise à la presse, Julien Picot dénonce un arbitrage qu’il juge partial en faveur des investisseurs et au mépris des difficultés croissantes des Niçois pour se loger.

« En votant l’assouplissement des règles favorisant la multiplication des locations touristiques de type Airbnb, ils ouvrent grand les portes à la spéculation immobilière et à la financiarisation du logement », affirme l’élu d’opposition.

« Une fois de plus, ils privilégient les intérêts de quelques investisseurs au détriment du droit fondamental de chacun à se loger dignement. »

Une crise du logement qui s’aggrave

Selon l’élu, cette nouvelle réglementation ne fera qu’accentuer une crise déjà profonde, touchant un large pan de la population locale. Il pointe le phénomène d’éviction des résidents permanents au profit d’une offre touristique plus lucrative pour les propriétaires.

« Alors que des milliers de familles, de jeunes actifs, d’étudiants et de travailleurs peinent à trouver un logement accessible à Nice, la majorité municipale choisit d’aggraver la crise », s’insurge Julien Picot.

Il poursuit en détaillant les conséquences directes de cette politique sur le marché locatif local.

« Chaque appartement transformé en location touristique est un logement de moins pour les habitants. Chaque nouvelle dérogation accordée nourrit la hausse des loyers et l’éviction progressive des classes populaires et moyennes de leur propre ville. »

Un modèle de ville contesté

Au-delà de l’aspect réglementaire, c’est une vision de la ville qui est remise en cause. L’élu communiste refuse de voir Nice se transformer en un simple produit financier, déconnecté de ceux qui y vivent et travaillent au quotidien. Il accuse la majorité municipale de porter une lourde responsabilité dans cette orientation.

« Nous refusons cette vision d’une ville livrée aux logiques du profit et du capitalisme immobilier sans limites. Nice ne doit pas devenir un produit financier réservé aux plus fortunés ou aux investisseurs de passage », insiste-t-il.

« En faisant ce choix, Éric Ciotti et ses alliés tournent le dos aux préoccupations quotidiennes des Niçois. Ils portent une lourde responsabilité dans l’aggravation de la crise du logement », conclut Julien Picot, qui dénonce « avec force cette décision profondément injuste, socialement irresponsable et contraire à l’intérêt général ».

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).