NICE : Julien PICOT : « Christian ESTROSI semble lutter sur…
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NICE : Julien PICOT : « Christian ESTROSI semble lutter surtout pour sa réélection »
Le Secrétaire départemental du PCF 06 dénonce l’opportunisme électoral supposé du maire sortant à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes.
Alors que la campagne pour les élections municipales bat son plein, la célébration de la Journée internationale des droits des femmes devient un terrain d’affrontement politique à Nice. Julien Picot, Secrétaire départemental du Parti Communiste Français (PCF) des Alpes-Maritimes et numéro 2 de la liste « Unis pour Nice », s’est fendu d’un communiqué incisif ce mercredi. Il y pointe du doigt ce qu’il considère comme un revirement de situation opportuniste de la part du maire sortant, Christian Estrosi.
Une synchronisation jugée suspecte
Pour le représentant communiste, l’intérêt manifesté par l’édile pour la date du 8 mars ne doit rien au hasard. Utilisant l’ironie pour souligner cette prise de conscience tardive, Julien Picot s’étonne de voir le maire embrasser soudainement une cause qu’il aurait, selon lui, négligée par le passé.
« Ah, quelle surprise ! Comme chaque année, le 8 mars, les associations, collectifs et militantes se mobilisent pour la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Et, comme par enchantement ou plutôt, comme par élection, voilà que Christian Estrosi découvre soudain l’existence de cette journée ! », lance Julien Picot.
L’argumentaire du candidat de la liste « Unis pour Nice » repose sur la concomitance entre cet enthousiasme nouveau et l’échéance électorale imminente, les municipales se tenant dans quelques jours. « Lui qui, jusqu’ici, ne s’y pressait guère, se montre cette année étrangement enthousiaste. Il faut croire que le calendrier a quelque chose de magique », ironise le responsable politique, avant d’ajouter : « Coïncidence ? On vous laisse juger ».
Le passif à la Région en ligne de mire
Au-delà de la critique sur la forme et le calendrier, le communiqué attaque le bilan politique de Christian Estrosi sur les questions sociétales. Julien Picot exhume les choix effectués par le maire de Nice lorsqu’il présidait la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, cherchant ainsi à démontrer une incohérence entre les actes passés et les paroles actuelles.
La nomination de certaines figures politiques à des postes clés est directement ciblée. « Rappelons tout de même que lorsque Christian Estrosi présidait la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, il avait confié la vice-présidence chargée de la famille à Catherine Giner, farouche opposante à l’IVG et figure proche de La Manif pour tous », rappelle Julien Picot.
Pour le PCF 06, cet élément factuel suffit à discréditer la sincérité de la démarche actuelle du maire sortant. Selon l’analyse du Secrétaire départemental, ce rappel historique illustre « à quel point l’engagement féministe du maire de Nice est ancien, profond et constant », une phrase qu’il faut naturellement lire au second degré.
Dénonciation d’une manœuvre électoraliste
La conclusion du communiqué est sans appel. Pour l’opposition communiste, les initiatives prises par la municipalité autour du 8 mars relèvent de la stratégie de communication pure, déconnectée des réalités militantes. Julien Picot qualifie cette séquence de « tentative de récupération politicienne aussi grossière que maladroite ».
Il oppose frontalement l’agenda du maire à celui des militants de l’égalité. « Pendant que d’autres luttent réellement pour l’égalité, Christian Estrosi semble, lui, lutter surtout pour sa réélection », tranche Julien Picot.
En fin de déclaration, le candidat réaffirme la position de sa famille politique, qu’il présente comme constante et désintéressée face aux enjeux électoraux du moment. « Quant à nous, les communistes, nous continuerons, sans calcul ni posture, à nous battre aux côtés de toutes celles et ceux qui, chaque jour, font avancer les droits des femmes », conclut le numéro 2 de la liste « Unis pour Nice ».


