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NICE : Exposition Éric de Chassey, au Musée Matisse

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Floriane Dumont
22 Déc 2023

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NICE : Exposition Éric de Chassey, au Musée Matisse

Grâce à sa collection unique au monde le Musée Matisse de Nice est devenu un établissement au rayonnement international.

Du 14 février au 27 mai 2024, les trésors de la collection seront présentés hors les murs au National Art Center à Tokyo pour l’exposition Henri Matisse – Formes libres.

Cette exposition révèlera pour la première fois au public japonais l’extraordinaire collection du musée Matisse de Nice à travers le prêt de 145 œuvres et objets issus de ses fonds. Connue pour être l’un des plus importants ensembles d’œuvres de l’artiste au monde, cette collection a été constituée des donations successives de l’artiste et de ses héritiers à la Ville de Nice et couvre toutes les périodes de création du maître, des premières peintures jusqu’aux ultimes projets.

Le Yomiuri Shimbun, principal organe de presse japonais dont la branche culture organise depuis plus de 70 ans des expositions, est à l’initiative de cette exposition hors les murs au Japon. Ce projet, exceptionnel par son ampleur, est adossé à une convention de mécénat qui a permis la restauration d’œuvres d’Henri Matisse en gouaches découpées dont Fleurs et fruits qui sera pour la première fois exposée au Japon. Cette œuvre de 1952-1953 est l’une des plus grandes gouaches d’Henri Matisse conservées dans les collections publiques européennes.

Le parcours de l’exposition sera découpé en 5 étapes et l’accent sera particulièrement mis sur les gouaches découpées, dont le musée Matisse conserve un très riche ensemble. Des pièces majeures comme la Danseuse créole, Nu bleu IV, ou encore la série des maquettes des chasubles pour la chapelle de Vence, avec une reconstitution en images de la féérie lumineuse des vitraux, seront présentées.

A l’occasion de cette exposition exceptionnelle à Tokyo, le musée Matisse fermera ses portes (du 9 janvier au 14 mars 2024) pour terminer une troisième phase de travaux de régulation en génie climatique. Les équipements vétustes de l’ensemble du rez-de-chaussée de la « Villa des Arènes » seront remplacés afin d’améliorer les conditions de conservation et de présentation des œuvres (température et hygrométrie).

Autre temps fort du musée Matisse en 2024 : du 16 mars au 27 mai, le musée proposera un parcours renouvelé d’une partie de sa collection d’art graphique en invitant le peintre Djamel Tatah et le commissaire d’exposition Éric de Chassey.

L’exposition « MiroMatisse », en partenariat avec Fundacio Joan Miro à Barcelone, qui sera présentée au musée Matisse de Nice du 28 juin au 29 septembre 2024 et à Barcelone du 24 octobre 2024 au 9 février 2025.

Commissariat « Henri Matisse – Formes libres » :

Claudine Grammont, cheffe du Cabinet d’art graphique, Centre Pompidou, Paris

Naoki Yoneda, conservateur au National Art Center, Tokyo

[Exposition] DJAMEL TATAH

16 MARS –27 MAI

Commissariat : Éric de Chassey, directeur général de l’Institut national d’histoire de l’art

Au printemps 2024, le musée Matisse à Nice proposera un parcours renouvelé d’une partie de sa collection en invitant le peintre Djamel Tatah (né en 1959 à Saint-Chamond) et le commissaire d’exposition Éric de Chassey. Ils ont sélectionné une centaine d’œuvres graphiques et de sculptures d’Henri Matisse (1869-1954), appartenant à l’ensemble de sa carrière, dans les collections du musée augmentées de prêts exceptionnels de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA). Elles alterneront avec une trentaine de tableaux de grands formats de Djamel Tatah, choisis dans sa production des vingt dernières années et appartenant à des collections publiques aussi bien que privées. Ce n’est pas le Matisse coloriste qu’ils ont choisi de privilégier mais le maître du noir et blanc, l’artiste du trait et de la ligne, travaillant de façon obsessionnelle sur les mêmes motifs, étudiant inlassablement les gestuelles et leurs variations, notamment dans les études dessinées pour « La Danse » commandée par Albert Barnes (1930- 1933) et pour la chapelle Notre-Dame du Rosaire de Vence (1948-1953), dans les têtes et les femmes assises sculptées, mais aussi dans les séries de lithographies de 1913 et d’eaux fortes de 1929, dont les prêts de l’INHA permettront d’avoir une très rare vue d’ensemble.

D’une salle à l’autre, avec parfois, quoique peu souvent, des confrontations directes, ces œuvres de Matisse dialogueront dans un jeu de consonnances et de dissonances avec celles de Djamel Tatah, fondées sur la présence à échelle réelle de figures humaines, solitaires ou multiples, exécutant de précises chorégraphies sur des fonds traités en aplat coloré. Au cœur du musée, une section sera consacrée à ce que Djamel Tatah nomme un « cabinet de curiosités communes ». Il y placera certains des objets dont Matisse s’entoura toute sa vie, provenant souvent du monde musulman, mêlés ici à quelques objets significatifs de son propre parcours, d’une rive à l’autre de la Méditerranée.