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NICE : Éric CIOTTI : « Très heureux d’avoir accueilli Martine Médecin à la mairie de Nice »
Éric Ciotti a reçu Martine Médecin, fille et petite-fille des anciens maires, célébrant l’héritage politique d’une dynastie qui a façonné Nice.
C’est un geste politique à la forte charge symbolique. Par une publication sur le réseau social X, le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti a annoncé avoir reçu Martine Médecin à l’hôtel de ville de Nice. La rencontre s’est déroulée devant les bureaux qu’occupèrent successivement son grand-père, Jean Médecin, puis son père, Jacques Médecin, figures tutélaires et controversées qui ont régné sur la politique niçoise durant plus de soixante ans au 20ème siècle. Un hommage appuyé qui ravive le souvenir d’une époque fondatrice pour la capitale de la Côte d’Azur.
Un hommage à une lignée de bâtisseurs
Dans son message, Éric Ciotti ne cache pas son admiration pour la dynastie Médecin, qu’il érige en modèle de gouvernance. « Je suis très heureux d’avoir accueilli Martine Médecin à la mairie de Nice, devant le bureau de Jean, son grand-père, et de Jacques, son père », a-t-il écrit, accompagnant sa déclaration d’une photographie de la rencontre. Il poursuit son éloge en soulignant leur contribution majeure au développement de la cité : « Pendant des décennies, ils ont contribué à construire, structurer et organiser la ville pour faire de Nice cette belle cité unique au monde ». Une filiation politique clairement revendiquée, qui ancre l’action de la droite locale dans un héritage historique profond, celui d’édiles qui ont radicalement transformé le visage de leur ville. La publication originale est consultable sur le réseau social X (https://share.google/LeCrLX3fBELuiTPfU).
Un héritage politique entre gloire et controverses
La dynastie Médecin a dirigé Nice de 1928 à 1990, à l’exception de la période de la Seconde Guerre mondiale. Jean Médecin, maire de 1928 à 1944 puis de 1947 à sa mort en 1965, a lancé les grands chantiers qui ont fait entrer la ville dans la modernité. Son fils, Jacques, lui succède en 1966. Pendant près d’un quart de siècle, il continue l’œuvre de son père, dotant Nice d’infrastructures majeures comme le Palais des Congrès Acropolis, le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC) ou encore la première ligne de tramway. Surnommé « Jacquou », sa popularité était immense, fondée sur un clientélisme assumé et un contact direct avec les habitants.
Cependant, cet héritage est indissociable d’une part d’ombre. Le règne de Jacques Médecin s’est achevé par une série de scandales politico-financiers retentissants. Accusé de corruption, d’abus de biens sociaux et de fraude fiscale, il s’enfuit en Uruguay en 1990 pour échapper à la justice. Extradé en 1994, il sera condamné et purgera une peine de prison avant de décéder en 1998. Ses liens troubles avec l’extrême droite et certaines figures du crime organisé ont également durablement entaché sa réputation.
Un geste à la portée éminemment politique
En choisissant de mettre en lumière l’héritage Médecin à travers la figure plus discrète de sa fille Martine, Éric Ciotti opère une manœuvre politique calculée. Il s’agit de capter la part positive de ce passé, celle des « bâtisseurs », qui résonne encore fortement dans la mémoire d’une partie de l’électorat niçois, tout en éludant les aspects les plus polémiques. Cette réception n’est donc pas une simple visite de courtoisie. Elle constitue un acte de communication politique visant à se positionner comme le continuateur d’une lignée qui, malgré ses controverses, a durablement incarné le pouvoir et le développement de Nice. En pleine recomposition du paysage politique, ce rappel historique sonne comme une affirmation d’identité et un appel du pied à une base électorale attachée à une certaine vision de l’autorité et de la grandeur de sa ville.
via Press Agence.


