NICE : Élections municipales – Nice Front Populaire appelle à un front commun de la gauche
Au lendemain du premier tour des municipales, Nice Front Populaire, n’ayant pu atteindre les 10 %, lance un appel à l’unité de la gauche.
Au soir du premier tour des élections municipales qui s’est tenu ce dimanche 15 mars 2026 à Nice, la formation politique Nice Front Populaire a dressé un constat lucide de la situation et a lancé un appel à la constitution d’un front commun de la gauche et des écologistes pour le second tour. Dans un communiqué de presse diffusé dans la soirée, le mouvement analyse les résultats et expose sa stratégie pour la suite du scrutin.
Un premier tour dominé par la droite
Selon l’analyse de Nice Front Populaire, le paysage politique local a été largement façonné par un duel annoncé entre deux figures de la droite. « L’affrontement Éric Ciotti/Christian Estrosi a dominé ce scrutin », affirme le communiqué. Cette polarisation aurait eu pour conséquence directe de favoriser un « vote utile » au détriment des autres listes.
Pour la formation de gauche, cet effet a contribué à affaiblir l’ensemble des forces progressistes et écologistes, dont le poids total est ramené à 21 % des suffrages exprimés. Une situation jugée difficile qui, selon eux, ne reflète pas la réalité des forces politiques en présence sur le terrain.
Une implantation confirmée mais un score insuffisant
Malgré ce contexte défavorable, Nice Front Populaire se félicite de sa campagne et de ses résultats dans certains secteurs de la ville. Le mouvement estime que « la gauche de rupture confirme son implantation sur la ville de Nice, en particulier dans les quartiers les plus populaires ». Cette base électorale est perçue comme un acquis important pour l’avenir.
Cependant, cet ancrage local n’a pas suffi. La liste n’a pas réussi à franchir la barre des 10 % des voix, seuil nécessaire pour se maintenir au second tour. Le communiqué attribue directement cet échec à un facteur clé : « la forte abstention ne nous permet pas d’atteindre les 10 % ». Cet obstacle arithmétique contraint de fait la formation à revoir sa stratégie pour la semaine à venir.
La balle dans le camp de Juliette Chesnel
Ne pouvant se présenter au second tour, Nice Front Populaire ne renonce pas pour autant à peser dans le scrutin. Le mouvement réaffirme sa volonté première, exprimée tout au long de la campagne : « permettre une dynamique de résistance en présentant un front commun de la gauche et l’écologie au second tour ».
Face à l’impossibilité de mener cette union sous sa propre bannière, la formation se tourne vers une autre candidate. L’appel est direct et nominatif, plaçant la responsabilité de l’union sur ses épaules : « Il n’est désormais possible que si Juliette Chesnel en prend l’initiative ». Cet appel public met en lumière les enjeux de l’entre-deux-tours pour les forces de gauche niçoises, qui doivent désormais s’entendre pour espérer peser face au duel de la droite et de l’extrême droite.
via Press Agence.