NICE : Élections municipales 2026 – Plus de 800 000 électeurs appelés aux urnes ce dimanche
Ce dimanche 15 mars, plus de 800 000 électeurs des Alpes-Maritimes sont appelés à voter pour le premier tour des élections municipales.
À la veille du premier tour des élections municipales et communautaires, les 163 communes des Alpes-Maritimes se préparent à accueillir les électeurs. Conformément au décret du 27 août 2025, ce sont précisément 804 952 citoyens inscrits sur les listes électorales qui sont conviés ce dimanche 15 mars 2026 à élire leurs 7 143 conseillers municipaux pour les six prochaines années. Un scrutin dont l’un des principaux enjeux sera la mobilisation, après une participation historiquement basse en 2020.
Un mode de scrutin proportionnel
Le vote s’effectuera selon un scrutin de liste paritaire à deux tours, avec une prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête. Pour être élue dès le premier tour, une liste doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés. Si c’est le cas, elle se voit attribuer la moitié des sièges à pourvoir. L’autre moitié est ensuite répartie proportionnellement entre toutes les listes ayant recueilli plus de 5 % des voix, y compris la liste majoritaire.
Si aucune liste n’atteint ce seuil, un second tour sera organisé le dimanche suivant. Seules les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour pourront se maintenir. Celles ayant dépassé les 5 % auront la possibilité de fusionner avec une liste qualifiée. La répartition des sièges au second tour suivra alors la même logique que celle du premier tour.
Qui peut voter et comment ?
Le droit de vote est ouvert à tout citoyen français ou ressortissant d’un État membre de l’Union européenne, âgé d’au moins 18 ans et inscrit sur les listes électorales de sa commune avant la date de clôture du 6 février dernier. Il est possible de vérifier sa situation électorale en ligne via le portail officiel : https://www.elections.interieur.gouv.fr/mes-demarches/je-verifie-ma-situation-electorale.
Pour voter, il est impératif de se présenter à son bureau de vote muni d’une pièce d’identité en cours de validité. Sont notamment acceptés : la carte nationale d’identité, le passeport (ces deux documents pouvant être périmés depuis moins de cinq ans), la carte vitale avec photographie, ou encore le permis de conduire. La présentation de la carte électorale est recommandée mais non obligatoire.
Pour les électeurs absents, le vote par procuration reste possible. La démarche peut être initiée sur le site dédié : https://www.maprocuration.gouv.fr/.
Le panorama électoral des Alpes-Maritimes
Au total, 298 listes ont été déposées dans le département. La situation est très contrastée : 80 communes ne comptent qu’une seule liste, rendant l’élection jouée d’avance, tandis que 53 en présentent deux. La compétition est plus ouverte dans 18 communes avec trois listes, et plus encore dans les 11 communes qui en comptent entre quatre et sept. Le département se distingue aussi par ses extrêmes : la plus petite commune, Les Mujouls, dans l’arrière-pays grassois, ne compte que 32 électeurs, tandis que Nice, la plus grande, en dénombre 228 006.
Les 992 bureaux de vote ouvriront leurs portes de 8h à 18h. Une dérogation prolonge la fermeture à 20h dans 26 communes, dont les principales villes comme Antibes, Cannes, Grasse, Menton, Cagnes-sur-Mer, Le Cannet, La Trinité et Nice. Par ailleurs, sept communes utiliseront des machines à voter électroniques : Antibes (pour 40 % de ses électeurs), Mandelieu-la Napoule, Mougins, Saint-Laurent-du-Var, Valbonne, Vence et Villeneuve-Loubet.
L’enjeu de la participation
L’un des principaux défis de ce scrutin sera de remobiliser les électeurs. Pour rappel, lors du premier tour des élections municipales de 2020, la participation dans les Alpes-Maritimes s’était effondrée à 37,36 % à la clôture des bureaux, après avoir atteint péniblement 13,87 % à midi et 29,50 % à 17h. Le second tour n’avait pas inversé la tendance, avec une participation finale encore plus faible, à 35,30 %. Les résultats de ce dimanche seront donc scrutés autant pour leurs implications politiques que pour leur capacité à renouer le lien civique.