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NICE : Deuxième édition du Prix Max Gallo

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NICE : Deuxième édition du Prix Max Gallo

Un prix pour rendre hommage et célébrer la mémoire d’un grand écrivain et historien.

Créé et doté par la Ville de Nice pour rendre hommage et célébrer la mémoire d’un grand écrivain et historien, le « Prix Max GALLO », récompense l’auteur d’un roman historique paru dans l’année. Ce prix littéraire sera attribué au lauréat le 14 novembre, puis remis le 12 décembre à Nice. Présidé par Emmanuel de WARESQUIEL, Membre de l’Institut, de l’Académie des sciences morales et politiques, son jury est composé de six autres membres, essentiellement écrivains et historiens : Maryvonne de SAINT PULGENT, Marielle GALLO, Henri-Christian GIRAUD, Didier LE FUR, Jérémy GUEDJ, et Pascal ORY de l’Académie française. En 2024 le prix Max Gallo a été attribué à Michel MOATTI pour Darwin, le dernier chapitre (Hervé Chopin éditions).

Pour cette deuxième édition du prix Max GALLO, le jury a retenu neuf ouvrages parus en France entre janvier et août 2025 : 

  • L’orpheline du temple de Victoria MAS, publié par les éditions Albin Michel
  • Mission en terres barbaresques de Geneviève CHAUVEL, publié par les éditions Artège
  • Les loups de Tanger de Jacques de SAINT-VICTOR, publié par les éditions Calmann-Lévy
  • L’ardente et très secrète Miles Franklin d’Alexandra LAPIERRE, publié par les éditions Flammarion
  • L’annonce de Pierre ASSOULINE, publié par les éditions Gallimard
  • La mort du procureur impérial de Frédéric VITOUX, publié par les éditions Grasset
  • La Vie brève et les grands chemins de Carine FERNANDEZ, publié par les éditions Héloïse d’Ormesson
  • Les Barbelés d’Antoine FLANDRIN, publié par les éditions Plon
  • Païenne de Catherine CLÉMENT, publié par les éditions du Seuil

(En 2024 le prix Max Gallo a été attribué à Michel MOATTI pour Darwin, le dernier chapitre (Hervé Chopin éditions)

 Président du jury : « Comme vous le savez, le prix littéraire que je préside a été créé en mémoire et en hommage à Max Gallo. Il couronne indifféremment un roman ou un récit historique pour ses qualités d’écriture et l’originalité de son approche, quelle que soit la période envisagée.  Au romancier de l’histoire il faut une scène, il faut des personnages dont on entende toutes les voix, et, comme dans la tragédie antique, il faut un cœur qui les commente et les donne à comprendre. Le romancier est là, en embuscade, qui décide du travelling et des arrêts sur image. Il conduit son récit sur le fil du rasoir.  Le roman historique est comme une conversation d’outre-tombe. Il faut savoir dialoguer avec les ombres. Ce sont des entretiens utiles. On y apprend des choses sur le temps qu’il fait, sur le temps qui passe et sur celui qui ne passe pas, sur les rois, sur les hommes et sur soi. Comme un voyage qui aurait la forme d’un rébus et ne dirait son secret qu’à demi. »

 Emmanuel de Waresquiel, membre de l’Institut : 

Une mise à l’honneur de Max GALLO (1932-2017) historien, romancier, journaliste, homme politique : Lors de son discours de réception à l’Académie française, il s’est présenté ainsi : « Vous avez élu un fils d’immigrés italiens… Vous avez élu le fils d’un ouvrier électricien, dont le premier diplôme est un CAP de mécanicien-ajusteur… Ses origines lui ont inspiré la saga « La Baie des Anges » (Robert Laffont 1976) qui l’a fait connaitre comme romancier. Il travaille pour financer ses études qu’il poursuit jusqu’à l’agrégation d’histoire (1960) et devient professeur au Lycée Masséna à Nice. Le sujet de sa thèse de doctorat est l’Italie fasciste (1968). Maitre de Conférence à l’Institut d’Études Politiques de Paris, il devient éditorialiste pour l’Express puis directeur de la rédaction au Matin de Paris. Élu député des Alpes Maritimes en 1981, il est nommé porte-parole du gouvernement en 1983, puis en 1984 il est élu député européen. A partir de 1994, il se consacre à l’écriture et à sa passion pour l’histoire de France, dont il met en lumière à la fois la singularité et l’universalisme. On relira avec émotion son autobiographie « L’oubli est la ruse du diable » (XO 2012).  En hommage à ce grand académicien, né à Nice, une avenue qui porte son nom a été inaugurée par la Ville en 2018.