NICE : Des ministres s’engagent contre les propriétai…
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NICE : Des ministres s’engagent contre les propriétaires occultes de navires criminels
Des ministres s’engagent contre la pêche illégale et les crimes en mer.
Lors de la Conférence des Nations unies sur les océans à Nice, des ministres de haut rang se sont engagés à lutter contre les propriétaires occultes de navires criminels. Cette initiative, soutenue par l’Environmental Justice Foundation (EJF), vise à mettre fin à la pêche illégale, aux violations des droits de l’homme et à d’autres crimes en mer.
La pêche illégale et ses conséquences
Les navires de pêche sont de plus en plus utilisés pour des activités illégales telles que le travail forcé, la servitude pour dettes, l’esclavage, ainsi que le trafic d’êtres humains, de drogues et d’espèces sauvages. Les véritables bénéficiaires de ces activités restent souvent cachés derrière des structures de propriété opaques et des sociétés écrans.
L’importance de la transparence
Les déclarations des représentants de la France, du Ghana, des Maldives, du Liberia, du Panama et de la Commission européenne soulignent l’importance de démasquer les bénéficiaires effectifs pour mettre un terme à la criminalité transnationale en mer.
Son Excellence Emelia Arthur, ministre de la pêche et de l’aquaculture de la République du Ghana, a déclaré : « L’océan est devenu un espace où l’illégalité prospère sans contrôle et où les véritables auteurs restent souvent cachés. C’est pourquoi il est essentiel de faire preuve de transparence en matière de propriété effective, c’est-à-dire de savoir qui contrôle réellement un navire ou une entreprise et qui en tire profit. Sans cela, l’application de la législation est un jeu de devinettes. Avec cette transparence, nous pouvons suivre l’argent, combler les lacunes et tenir les bonnes personnes pour responsables ».
Les engagements des nations
S.E. M. Ahmed Shiyam, ministre de la pêche et des ressources océaniques des Maldives, a souligné l’importance des données fiables et accessibles pour lutter contre la pêche illégale. Les Maldives s’engagent à rendre publiques les informations relatives à la propriété effective des navires.
Mme Charlina Vitcheva, directrice générale des affaires maritimes et de la pêche à la Commission européenne, a insisté sur la nécessité de la traçabilité pour lutter contre la propriété effective des navires inscrits sur la liste INN.
M. Éric Banel, directeur général des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (France), a mis en avant l’importance de l’accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port (PSMA) pour empêcher les navires pratiquant la pêche illégale d’utiliser les ports et de débarquer leurs captures.
Son Excellence Neto Zarzar Lighe, commissaire maritime de la République du Liberia, a réaffirmé l’engagement du Liberia à mettre fin à la pêche illégale et à améliorer la transparence de son système de gouvernance des océans.
M. Gerardo Irimia, administrateur adjoint de l’Autorité des ressources aquatiques de la République du Panama, a souligné l’importance de la transparence pour identifier les navires pratiquant la pêche illicite.
Steve Trent, PDG et fondateur de l’Environmental Justice Foundation, a déclaré : « La transparence en matière de propriété effective est un levier pour la justice, la durabilité et la sécurité. Elle permet aux États côtiers de faire respecter leurs lois, protège les pêcheurs honnêtes de la concurrence déloyale et donne aux consommateurs l’assurance que le poisson qu’ils consomment n’a pas été pêché illégalement et de manière non durable, volé aux communautés côtières ou pêché par des travailleurs forcés, asservis ou réduits en esclavage ».
Pour plus d’informations ou pour organiser un entretien avec un membre de l’équipe de l’EJF présente à l’UNOC, visitez le site officiel ou contacter media@ejfoundation.org


