Passer au contenu principal

NICE : Déplacement du préfet des Alpes-Maritimes à Venanson…

Partager :

NICE : Déplacement du préfet des Alpes-Maritimes à Venanson le 14 octobre

Déplacement du préfet des Alpes-Maritimes à Venanson, le 14 octobre 2025, dans le cadre du dispositif « Avenir des Vallées ».

Attractivité des vallées : déplacement du préfet à la Vacherie de Venanson

Mardi 14 octobre, Laurent HOTTIAUX, préfet des Alpes-Maritimes, sera à Venanson où Laetitia LORE, maire de la commune, lui présentera les projets de réhabilitation de la vacherie de Salés et du canal d’irrigation, lauréats du programme « Avenir Vallées ».

Rendez-vous à la vacherie de Salès à Venanson à 15h30
Fin de visite prévue à 16h20

Pour en savoir plus sur la vacherie de Salès :

La commune dispose d’une vacherie d’alpage, à 1400 m d’altitude, dans un endroit fréquenté, au départ de nombreux sentiers de randonnées. Suite aux passages des tempêtes Alex puis Aline, la source alimentant le bâtiment et permettant la production fromagère ne donne plus. Le raccordement aux systèmes collectifs n’est pas envisageable compte tenu de la localisation de la vacherie.
Les travaux consistent à rénover le captage de la source d’eau endommagé, installer un dispositif d’assainissement par UV et un système de filtration autonome par roseaux, ainsi que rénover l’appartement de l’éleveur et les outils de production fromagère.
A la fin des travaux, la commune lancera un appel à candidature afin de trouver un éleveur (bovins) qui souhaite s’établir sur la commune. Ces travaux permettront de relancer la production fromagère, pendant la période
estivale.
Ce projet s’inscrit dans une stratégie de soutien à l’agriculture de montagne et notamment au pastoralisme, à l’élevage et à la production locale de produits transformés. Trois projets de rénovation de vacherie ont ainsi été
retenus dans le cadre du processus de sélection « Avenir des vallées » : la vacherie de la Gordolasque, située à Bélvédère, la vacherie communale de Marie et celle de Venanson, objet de la présente visite.Il s’agit ainsi du
second projet présenté au titre de « Avenir des Vallées » dans ce dispositif.
Il répond également aux souhaits exprimés par les habitants lors de la concertation citoyenne de promouvoir les circuits courts, et soutenir l’agriculture de montagne, qui est réalisée dans des conditions très difficiles.

Coût total : 215 682,68 €
50% Etat – Préfecture des Alpes-Maritimes – Fonds de reconstruction exceptionnel « avenir des vallées »
20 % Métropole Nice Côte d’Azur
10 % Conseil Départemental 06
20 % Commune de Venanson.

Pour en savoir plus sur le canal communal :

Plusieurs agriculteurs et éleveurs sont alimentés en eau toute l’année par le canal historique d’arrosage de la commune pour conduire leurs activités :

• La Cabane à safran : production de safran, maraîchage et poule (aviculture),
• Trecim : apiculteur avec une centaine de ruches, qui conduit aussi une activité d’herboristerie et de culture de baies,
• un éleveur de caprins, ovins et bovins (une cinquantaine d’animaux).

Les jardins et potagers des habitants de la commune, qui sont très attachés à cet ouvrage sont également alimentés par le canal.
Les tempêtes Alex puis Aline ont successivement engendré d’importants dégâts sur la prise d’eau et plusieurs parties du linéaire, et le canal ne pouvait plus ses fonctions. Des travaux d’urgence ont été conduits par la commune, en mobilisant notamment des bénévoles, après la tempête Alex puis une nouvelle fois après la tempête Aline, afin d’assurer la continuité des activités économiques et ne pas mettre en péril les exploitations agricoles.
Le soutien de cette opération a également nécessité une ingénierie administrative et un accompagnement spécifique des services de l’État pour aboutir.
La commune a sollicité initialement une participation financière de l’État au titre de la DSEC Alex puis Aline (Dotation de solidarité pour les collectivités victimes de catastrophes naturelles) mais le dossier n’a pas pu aboutir
compte tenu des critères d’éligibilité de cette dotation. Le dossier a été réorienté vers la démarche « Avenir des vallées » car il participe notamment à l’autonomie alimentaire et au soutien à l’agriculture de montagne, qui ont
été plébiscités par les habitants et les maires lors de la concertation citoyenne animée par l’Etat en 2022.
Pour simplifier le traitement administratif des subventions relatives aux dégâts causés par les tempêtes Alex puis Aline et ne pas retarder les travaux, le préfet, par décision du 2 novembre 2023, a autorisé les collectivités dont la commune de Venanson de manière dérogatoire, à commencer les travaux d’urgence sur les biens non assurables (sans attendre le dépôt des dossiers de demande de subvention).
Également par dérogation, le préfet a autorisé la commune de Venanson à bénéficier pour cette opération de 100% de cofinancements publics (les opérations d’investissements nécessitent normalement 20% de participation
du maître d’ouvrage).
Enfin, les services de l’Etat sont mobilisés notamment depuis la tempête Alex puis à la suite des Assises départementales de l’eau animée par le Préfet en 2023, pour accompagner les propriétaires de canaux d’irrigation
(communes, ASA, ASL…), souvent en mauvais état et fragilisés par ces événements climatiques, dans les démarches réglementaires nécessaires à la conduite de travaux et la recherche de financement.
Un arrêté préfectoral d’attribution de subvention a ainsi été signé le 20 juillet 2025 pour un coût total d’investissement de 184 477,4 € HT et une participation du Fonds de reconstruction exceptionnel de 50%. Les
travaux sont aujourd’hui achevés ; la commune souhaite poursuivre la réhabilitation du canal sur d’autres mètres linéaires.

Coût total : 184 K€
Etat – Fonds de de reconstruction exceptionnel volet « Avenir des Vallées » – 92 K€ soit 50%
Conseil départemental 06 – 75 K€ soit 40%
Conseil régional PACA 17 K€ soit 10%

Pour en savoir plus sur le programme sur le programme « AVENIR VALLÉES »

Face à l’ampleur des dégâts causés par la tempête Alex en octobre 2020, l’État a mobilisé des moyens financiers exceptionnels afin de permettre, aux côtés des collectivités territoriales, la reconstruction résiliente des infrastructures. Au-delà du processus de reconstruction physique des vallées touchées, l’État a fait le choix de rassembler les forces vives des territoires pour penser le rebond des vallées, afin que ces territoires soient un « laboratoire exemplaire » de développement et de mise en Tmuvre des politiques publiques. Une concertation citoyenne organisée en 2022 par l’État a abouti à la mise en place d’un dispositif exceptionnel « Avenir des Vallées » doté de 50 millions d’euros afin de soutenir et financer des projets d’attractivité et de développement dans les vallées, portés par les collectivités territoriales.

L’ambition des projets « Avenir des vallées » est à la fois de :

 Répondre aux enjeux et ambitions de développement et d’attractivité formulées lors de la concertation citoyenne ;
 Contribuer à des réalisations d’intérêt collectif et s’inscrire dans une démarche valléenne, c’est-à-dire avec une inscription dans un projet de territoire ;
 Être soutenables, notamment sur la base de critères de faisabilité, de durabilité et de viabilité ;
 Être respectueux de la nature et de l’environnement et tenir ainsi compte des enjeux climatiques.

A ce jour, une quarantaine de projets ont été sélectionnés et représentent plus de 30 millions d’euros de subvention de l’État, en cofinancement avec les collectivités territoriales.
Ces projets, qui ont fait l’objet d’un accompagnement rapproché par les services de l’Etat, relèvent de thématiques très diverses, telles que l’agriculture, la sylviculture, le pastoralisme, le soutien aux activités économiques, le
tourisme et les loisirs, le logement, la revitalisation des centres-bourgs, la mobilité, la santé, l’aménagement des espaces publics.
Ces subventions d’investissement, sous la tutelle de la Ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, viennent compléter les dispositifs et appels à projets nationaux et locaux en faveur du soutien des territoires ruraux et de montagne, pour créer un effet levier déterminant, grâce à un taux de subvention de 50%.