NICE : Décentralisation de la politique du logement, la réa…
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NICE : Décentralisation de la politique du logement, la réaction d’Anthony Borré
Après l’annonce de Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, qui appelle d’autres mesures fortes, la réaction d’Anthony Borré, Premier adjoint au Maire de Nice, Vice-président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président de Côte d’Azur Habitat.
Anthony Borré, Premier Adjoint au Maire de Nice, Vice-président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président de Côte d’Azur Habitat, à la suite de l’annonce du Ministre a déclaré :
La décentralisation de la politique du logement annoncée pour 2024 par Christophe Béchu est une bonne nouvelle pour la France.
Alors que notre pays traverse une crise du logement extrêmement inquiétante, décentraliser, donc territorialiser la politique du logement, est un acte de confiance envers les élus locaux de la part du Gouvernement. Avec Christian Estrosi nous avions reformulé cette demande au Ministre le 8 septembre dernier. Nous nous félicitons d’avoir été entendus. En la matière, la Métropole Nice Côte d’Azur, présidée par Christian Estrosi, a toujours fait preuve d’un véritable volontarisme, notamment en obtenant en mai 2023 le statut d’Autorité Organisatrice de l’Habitat.
Cette mesure en appelle d’autres pour recréer un climat de confiance dans un secteur essentiel pour l’économie de notre pays et au cœur des préoccupations de nos concitoyens qui ont de plus en plus de mal à se loger. Je pense notamment à :
- La pérennisation durable du Prêt à Taux Zéro qui ne devrait pas être réservé aux primo- accédants. Lever ce frein, c’est relancer le parcours résidentiel si essentiel à nos concitoyens qui construisent un foyer ;
- La création d’un prêt à la pierre, comme c’est le cas en Suisse, qui permettrait de rattacher une partie de l’emprunt au bien, à sa valeur, et non plus uniquement aux capacités de remboursement des emprunteurs ;
- L’obtention d’un moratoire de 2 ans sur l’application de la loi Climat et résilience. Alors que les biens à la location ont baissé de 20% sur 1 an et que les constructions ralentissent, exclure, à terme près de 40% des biens du marché locatif serait une folie et conduirait à une catastrophe économique pour les propriétaires, et sociale pour les locataires ;
- Au développement de la surélévation qui peut être une solution concrète pour limiter l’artificialisation des sols ;
- La mise en place d’une incitation à la construction de logements intermédiaires avec le locatif privé et le locatif social dans les zones tendues et l’instauration d’un pourcentage de logements intermédiaires qui viendrait moduler l’objectif des 25% de logements sociaux de la loi SRU ;
- A la création d’un statut unique du propriétaire privé, que ce soit dans le neuf ou l’ancien, avec un effet d’amortissement accéléré. Il permettrait de pérenniser l’offre de logement locatif qui tend à s’amoindrir.


