NICE : Crédit bloqué, projets gelés, les Français s’organis…
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NICE : Crédit bloqué, projets gelés, les Français s’organisent (Baromètre PraxiFinance)
Face à un accès au crédit de plus en plus restreint, les Français explorent des solutions alternatives pour mobiliser leur patrimoine immobilier.
Crédit bloqué, projets gelés : les Français s’organisent autrement
PraxiFinance vient de publier son premier baromètre dédié à la monétisation des biens immobiliers, un travail inédit qui met en lumière des solutions alternatives essentielles dans un contexte où l’accès au crédit devient de plus en plus difficile. Ce baromètre, basé sur les données de PraxiFinance, documente une réalité économique méconnue : celle des Français qui, faute de solutions bancaires classiques, doivent mobiliser autrement leur patrimoine pour faire face à des situations urgentes ou concrétiser leurs projets.
Pourquoi ce baromètre mérite d’être lu ?
Des millions de propriétaires en France se retrouvent aujourd’hui dans une impasse : ils possèdent des biens immobiliers de valeur, mais ne peuvent plus emprunter. Ce n’est pas une question de surendettement, mais plutôt de besoins spécifiques – fiscaux, familiaux ou professionnels – qui n’entrent plus dans les critères des banques. Ce baromètre ne se contente pas de dénoncer cette situation ; il propose des solutions concrètes pour y remédier.
« Ce baromètre, c’est une alerte. Il donne une voix à ceux qu’on n’écoute plus : des propriétaires bloqués malgré leur patrimoine. Je mène ce combat pour qu’ils soient entendus, et pour que les solutions, qui existent, soient enfin mises en lumière », déclare Boris Intini, Directeur Général de PraxiFinance.
Crédit bloqué, projets gelés : pourquoi ce baromètre ?
En 2025, il est possible de posséder un bien immobilier d’une valeur d’un million d’euros et de se voir refuser un crédit de 100 000 €. Les besoins des Français – aider leurs enfants, régler une succession, adapter leur logement ou solder une dette fiscale – sont souvent jugés « non normés » par les banques. Résultat : des milliers de foyers solvables se retrouvent bloqués, avec pour seule issue la vente de leur bien. Ce baromètre documente cette impasse et présente des réponses concrètes pour en sortir sans vendre : crédit hypothécaire structuré, vente avec complément de prix, prêt viager hypothécaire ou encore vente à réméré. Ces dispositifs, bien que méconnus, répondent à un besoin national croissant.
Contexte et objectifs du baromètre
Le contexte actuel est marqué par une hausse des taux, un durcissement des normes imposées par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) et une frilosité généralisée des banques. Les dettes fiscales et sociales explosent, les remboursements des Prêts Garantis par l’État (PGE) étouffent les dirigeants, et les successions se bloquent faute de trésorerie. Pourtant, ces situations légitimes et urgentes ne sont plus finançables par les banques. La monétisation patrimoniale devient alors la seule alternative à la vente.
Chiffres clés du T1 2025
Sur la période de janvier à mars 2025, PraxiFinance a analysé 3 091 demandes de financement, avec un montant moyen demandé de 180 000 €. Le taux de refus bancaire préalable atteint 94 %, et la valeur moyenne des biens concernés est de 400 000 €. Le délai moyen pour mettre en place une solution alternative est de 43 jours, avec un taux de concrétisation de 97 % après accord.
Typologie des demandes observées
Les profils les plus représentés sont les chefs d’entreprise en quête de liquidités rapides, les retraités propriétaires exclus du crédit bancaire en raison de leur âge, les parents aidant leurs enfants pour des projets immobiliers ou des études, et les propriétaires en contentieux (dettes fiscales, saisies immobilières, etc.). Les motifs principaux incluent les frais de succession, les travaux d’adaptation du logement, les dettes fiscales ou encore les aides familiales.
Cartographie géographique des tensions patrimoniales
Les demandes proviennent majoritairement de régions où la valeur immobilière est élevée, mais où l’accès au crédit est restreint. Les zones les plus concernées sont Paris intramuros, les Hauts-de-Seine, Nice, Cannes, Bordeaux, Arcachon, Annecy, Lyon et Aix-en-Provence. L’Île-de-France représente 55 % des demandes, suivie par la Provence-Alpes-Côte d’Azur (25 %) et la Nouvelle-Aquitaine (10 %).
Motifs des refus bancaires
Malgré un patrimoine solide, 94 % des demandeurs se voient opposer un refus de crédit pour des raisons normatives : revenus jugés insuffisants, taux d’endettement théorique dépassé, demande de trésorerie non affectée, ou encore âge supérieur à 65 ans. Les banques refusent également de financer des dettes fiscales, des frais de succession ou des projets « hors cadre ».
Solutions mises en place et répartition par outil
Les solutions de monétisation patrimoniale mises en œuvre au premier trimestre 2025 se répartissent comme suit :
– Crédit hypothécaire de trésorerie (67 %) : prêt adossé à un bien immobilier, permettant de dégager des liquidités sans vendre le bien.
– Vente avec complément de prix (18 %) : avance de trésorerie en attendant la vente d’un bien.
– Vente avec faculté de rachat (12 %) : solution temporaire permettant de vendre un bien avec la possibilité de le racheter plus tard.
– Autres (3 %) : prêt viager hypothécaire, vente en nue-propriété temporaire ou solutions hybrides.
Évolutions par rapport aux trimestres précédents
Le premier trimestre 2025 marque une progression nette du recours aux solutions de monétisation patrimoniale, avec une hausse de 37 % des demandes par rapport au T1 2024. Les profils les plus représentés sont les dirigeants et professions libérales (+54 %), les retraités (+29 %) et les propriétaires de biens entre 400 000 € et 900 000 € (+61 %). La région PACA enregistre la plus forte hausse nationale (+48 %).
Cas concrets anonymisés
Le baromètre présente plusieurs cas concrets illustrant les difficultés rencontrées par les Français :
– Un dirigeant marseillais a pu relancer son entreprise grâce à un crédit hypothécaire après un refus bancaire.
– Une retraitée lyonnaise de 77 ans a obtenu un prêt relais pour acheter un appartement plus accessible.
– Un propriétaire aixois a soldé une dette personnelle via une vente avec faculté de rachat.
– Un couple de retraités de Saint-Raphaël a évité une saisie grâce à une vente avec complément de prix.
Analyse stratégique de la direction
PraxiFinance souligne que les besoins des propriétaires ne sont plus pris en compte par les banques. Des situations courantes comme les frais de succession, les dettes fiscales ou les aides familiales ne trouvent plus de réponse bancaire. La monétisation patrimoniale, à travers des outils comme le crédit hypothécaire structuré ou le prêt viager hypothécaire, permet de répondre à ces besoins urgents et légitimes.
Perspectives pour le T2 2025
Le second trimestre 2025 s’annonce tendu, avec une hausse des besoins de liquidités liés aux déclarations fiscales, aux régularisations URSSAF et aux remboursements des PGE. Les successions bloquées et les conflits familiaux risquent de s’intensifier faute de solutions bancaires. La monétisation patrimoniale apparaît comme la seule alternative sérieuse à la vente pour des milliers de propriétaires. Face à ces défis, il devient urgent de repenser notre rapport au patrimoine et au crédit, en explorant des solutions innovantes qui permettent de vivre et de transmettre sans être contraint de vendre.
La gestion du patrimoine immobilier est un défi constant, nécessitant des solutions adaptées et innovantes pour répondre aux besoins changeants des propriétaires.

