NICE : Climat – Le préfet des Alpes-Maritimes sonne l…
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NICE : Climat – Le préfet des Alpes-Maritimes sonne la mobilisation générale pour l’adaptation du territoire
Face à l’accélération du changement climatique, le préfet a appelé l’ensemble des acteurs des Alpes-Maritimes à un sursaut collectif.
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C’est un appel à un « sursaut collectif » qu’a lancé le préfet des Alpes-Maritimes le 21 novembre 2025 dernier, depuis le Palais des Rois Sardes à Nice. Lors du premier « Rendez-vous territorial de la planification écologique », il a réuni élus, acteurs économiques et représentants de la société civile pour dresser un constat lucide sur la vulnérabilité du département et définir une feuille de route pour son adaptation aux bouleversements climatiques.
Un département en première ligne face aux risques
Loin des discours théoriques, le représentant de l’État a rappelé la réalité tangible du réchauffement. « Le changement climatique est là, et ses conséquences se manifestent avec une intensité croissante », a-t-il martelé. Les chiffres sont éloquents : l’été 2025 a été le troisième plus chaud jamais enregistré, après les records de 2022 et 2023, s’inscrivant dans une tendance où les onze dernières années ont été les plus chaudes depuis 176 ans.
Le préfet a longuement insisté sur l’exposition particulière des Alpes-Maritimes aux aléas naturels, dont la fréquence et la violence sont exacerbées. Il a ainsi évoqué le souvenir encore vif de la tempête Alex, qui a dévasté les vallées en octobre 2020, mais aussi les crues meurtrières d’octobre 2015. À ces événements extrêmes s’ajoutent des menaces chroniques : la hausse du niveau de la mer, mesurée à 3,9 mm par an depuis 2000, les sécheresses prolongées, les incendies ou encore les éboulements en montagne.
« Après un été difficile, nous sommes encore en pénurie d’eau au mois de novembre, même si personne n’en parle ! », a-t-il souligné, illustrant l’urgence d’une gestion plus sobre de la ressource.
L’horizon 2100, une réalité pour les générations actuelles
Se projetant dans l’avenir, le préfet a partagé les projections de la Trajectoire de réchauffement de référence pour la France : un réchauffement moyen de +4 °C en 2100, et ce, même en atteignant la neutralité carbone d’ici 2050. Pour ancrer cette échéance dans le réel, il a rappelé une formule saisissante.
« L’horizon 2100, ce n’est pas un futur lointain puisque les enfants qui naissent cette année auront alors 75 ans seulement en 2100 », a-t-il cité.
« Et ce sont eux qui vivront dans cette France à +4 °C. Face à ce constat, il n’y a plus de place pour l’attentisme. Nous devons passer à l’action. Et nous devons le faire ensemble. »
Des solutions locales pour un défi global
La réponse, selon le préfet, ne peut être qu’une planification « locale et territorialisée », construite avec l’ensemble des forces vives. La journée du 21 novembre a ainsi été l’occasion de dévoiler des cartographies des risques pour le département, non pas « pour faire peur mais pour vivre le mieux possible avec le changement climatique ».
Des tables rondes ont abordé des problématiques concrètes : l’adaptation de l’agriculture et du pastoralisme à la raréfaction de l’eau, la préparation des logements aux futures canicules, l’avenir du tourisme de montagne face à la fonte des neiges, ou encore la transformation des activités littorales menacées par l’érosion. L’objectif est clair : repenser l’aménagement du territoire, les modes de consommation et les politiques publiques pour bâtir une résilience collective.
Des mesures fortes annoncées
Concluant son intervention, le préfet a affirmé sa conviction que le département avait « tous les moyens de réussir cette transition », à condition de faire preuve de « lucidité, volonté et coopération ».
« Il ne s’agit pas seulement de subir le changement climatique, mais bien de construire, ensemble, les conditions d’un avenir durable pour les Alpes-Maritimes et de vivre avec », a-t-il insisté.
En guise d’engagement, il a annoncé son intention de prendre « des mesures fortes sur l’eau, la forêt et son avenir et la gestion des déchets dans les semaines qui viennent » afin d’établir des feuilles de route partagées. Un premier pas vers la mise en œuvre opérationnelle de ce sursaut collectif indispensable.
via Presse Agence.

