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NICE : Christian ESTROSI : « La sécurité n’est pas une option, c’est un devoir »
Le maire sortant a dévoilé vendredi son nouveau plan de sécurité baptisé « ROCH », promettant 1 000 policiers municipaux et un recours accru à la technologie.
C’est une offensive programmatique d’envergure que Christian Estrosi a lancée vendredi 6 février, plaçant la sécurité au sommet de ses priorités pour l’échéance de 2026. Fort de son bilan à la tête de la capitale azuréenne, le candidat a présenté une feuille de route structurée autour d’un nouvel acronyme : le plan « ROCH ». Une stratégie qui repose sur quatre piliers : Résultats, Occupation du terrain, Caméras et Humain.
Pour l’édile, le constat est clair : « La première des injustices, c’est de vivre dans l’insécurité ». Revendiquant le statut de « ville de plus de 300 000 habitants la plus sûre de France » selon le classement du Figaro, Christian Estrosi entend aller plus loin, martelant son slogan de campagne : « Des actes, pas des slogans ».
Un Hôtel des Polices et des brigades spécialisées
Pierre angulaire de ce dispositif, le nouvel Hôtel des Polices doit ouvrir ses portes en octobre prochain. Ce site unique en France regroupera 2 000 agents des forces de l’ordre (municipaux et nationaux) sur un même lieu, doté d’un centre d’hypervision de pointe. « C’est unique en France et c’est à Nice que ça se passe », a souligné le maire sortant, rappelant les quinze années de combat pour concrétiser ce projet.
Le volet opérationnel du plan prévoit la création immédiate de trois nouvelles brigades spécialisées. Une unité dédiée à la lutte contre les stupéfiants verra le jour, appuyée par une brigade cynophile. La protection des populations vulnérables sera renforcée par une brigade dédiée aux seniors, tandis qu’une présence policière permanente sera assurée sur le réseau collinaire pour lutter contre les cambriolages.
Objectif 1 000 policiers municipaux
L’ambition chiffrée est nette : porter les effectifs de la police municipale à 1 000 agents, contre 600 actuellement (et 780 en comptant les ASVP). Pour atteindre cet objectif dans un contexte national de pénurie de vocation, Christian Estrosi propose la création d’une école de la police municipale à Nice et souhaite accompagner les ASVP vers le concours de gardien-brigadier.
Cette montée en puissance s’accompagnera de nouvelles prérogatives légales attendues dès mars, suite à un vote imminent au Sénat. « Nos policiers municipaux pourront ouvrir des coffres, relever des identités, dresser des amendes forfaitaires délictuelles », s’est félicité le candidat, qualifiant ces avancées de « petite révolution ».
VigiNice : le bouton d’alerte citoyen
Le volet technologique occupe une place centrale dans le plan « ROCH ». La municipalité vise l’installation de 10 000 caméras de vidéoprotection d’ici la fin du prochain mandat, soit une caméra pour 36 habitants.
L’innovation majeure réside dans le lancement de l’application « VigiNice ». Ce dispositif permettra à chaque Niçois de disposer d’un « bouton d’alerte dans sa poche ». En cas d’activation, l’application préviendra automatiquement la police municipale, déclenchera l’écoute au Centre de Supervision Urbain (CSU) et orientera les caméras environnantes vers l’utilisateur.
La proximité repensée
Au-delà de la technologie, le projet insiste sur le lien humain avec le maintien des dix postes de quartier existants et la création de deux nouveaux, notamment dans le Vieux-Nice. Une mesure inédite de « police sur rendez-vous » est également annoncée : un équipage pourra se déplacer au domicile des habitants sous 48 heures pour recueillir doléances et signalements.
De nouveaux visages pour incarner la sécurité
Pour porter ce projet, Christian Estrosi s’entoure de profils experts. Jean-François Ona, capitaine de gendarmerie à la retraite avec 35 années de service, rejoint la liste. Ancien de la section de recherches et spécialiste du renseignement, il apporte une expertise technique pointue. À ses côtés, David Clarès, conseiller départemental et ancien commandant de sapeurs-pompiers professionnels, incarnera le volet sécurité civile, avec pour mission de faire de Nice un « modèle de sécurité civile » face aux risques climatiques.
Le candidat a conclu sa présentation en réaffirmant sa fermeté : « Je ne laisserai jamais rien passer quand on s’en prend à eux [les policiers] dans leur intégrité ou leur uniforme ».