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NICE : Cérémonie du 8ème anniversaire de la libération, les…

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NICE : Cérémonie du 8ème anniversaire de la libération, les annonces de Christian Estrosi

Cérémonie de la libération de Nice, mercredi 28 août 2025, à 18h30 « Allocution de Christian Estrosi ».

Il y a 81 ans, presque heure pour heure, Nice s’arrachait à l’oppression.

Sans attendre. Sans ordre venu d’en haut. Presque sans armes.

Mais avec cette énergie d’un peuple libre. Profondément libre. Qui refusait d’être plus longtemps oppressé.

Partout dans la ville, on prend les armes, quand on en a et on se bat. Certains y laisseront la vie.

Des Niçois souvent jeunes, très jeunes.

Ils s’appelaient Antoine, Aristakes, Fortuné, Basile, Roger, Michel, Joseph.

Ils étaient gardiens de la paix, ouvriers, étudiants, fils, frères, pères de famille.

Des hommes à l’image de Nice : venus du peuple, travailleurs. Courageux.

Ils n’avaient rien ou presque. Quelques armes volées. La rage de ceux qui combattent pour le bien. Et l’idée que la liberté ne se mendie pas, elle se conquiert.

Ce jour-là, ils l’ont conquise. Parce que c’était Nice. Parce que c’étaient eux.

Ils n’étaient pas d’accord sur tout — loin de là — mais ils étaient d’accord sur l’essentiel : sur la France et sur Nice.

C’est une leçon.

Une leçon que nous devrions méditer en ces temps où un régime des partis a fait son retour en France, où chacun met son destin personnel avant l’intérêt général.

Il y a 81 ans, des communistes, des gaullistes, des catholiques, d’autres sans étiquettes politiques ont mis toute l’énergie en commun.

Pour l’amour de Nice. De la France. Et de la liberté.

Cette capacité à dépasser les partis. Pour l’intérêt supérieur de la Nation. C’est peut-être l’héritage le plus important du général de Gaulle.

Le plus important et le plus actuel !

*

Depuis 81 ans, chaque 28 août, nous nous retrouvons ici, pour ne pas les oublier.

Pour les honorer. Et à travers eux, tous les résistants, tous les combattants, tous les Niçois civils qui ont rendu à Nice sa liberté.

Cette cérémonie est l’occasion, une nouvelle fois, de rendre hommage à nos armées et à toutes nos forces de sécurité.

Ceux qui, dans l’ombre, ne cessent jamais de veiller, jour et nuit.

Ils veillent, ils protègent, ils interviennent. Ils sont nos gardiens silencieux et discrets.

Et je veux leur dire : vous êtes l’honneur de la République.

Que vous soyez en service actif ou anciens combattants.

Cette année marque justement le centenaire des Bleuets de France, cette belle et si nécessaire association dédiée aux anciens combattants.

À l’occasion du 11 novembre, nous rendrons hommage à l’ensemble du monde combattant, aux côtés de l’Office National des Combattants et Victimes de Guerre.

Ces jours de célébration patriotique sont essentiels pour la vie de notre Nation.

Ils nous obligent, comme Ville, comme Nation, à nous retourner vers le passé. À nous interroger sur ce que nous sommes. Ce pour quoi nous nous battons.

C’est notamment la raison pour laquelle je suis absolument hostile à la suppression du 8 mai 1945.

Ce jour de victoire contre le nazisme et contre l’antisémitisme, n’est pas un jour férié comme les autres.

C’est un jour qui a un sens profond. Il est à la France ce que le 28 août est à Nice. Un jour de mémoire. Et un jour de mobilisation !

Et justement parce que ce lien entre générations est si fondamental pour notre pays, nous allons créer à Nice et en lien étroit avec les associations une véritable école des porte-drapeaux.

Je suis profondément convaincu que c’est cela la France. Un lien entre les générations. Une certaine idée de la grandeur, avec ses devoirs, qui se transmet à travers les âges.

Et je ne vois pas meilleure manière de forger ce lien qu’en permettant aux plus jeunes de côtoyer ceux qui ont défendu la France, avec leurs corps et leurs âmes.

*

Je veux aussi témoigner, comme maire de Nice, de la reconnaissance de tous les Niçois pour ces fils et ces filles de notre ville, qui s’engagent comme réservistes.

Nous avons eu l’occasion de leur rendre hommage le 14 juillet dernier, mais je veux une nouvelle fois leur dire « merci » au nom de tous les Niçois.

Ils sont des exemples. Et nous avons tous le devoir de nous engager aussi à notre manière, et à leur exemple.

*

81 ans plus tard, voir tant de jeunes ici, fidèles au rendez-vous de la mémoire, montre qu’ici, à Nice, le flambeau ne s’éteint pas.

Il passe de main en main.

Nice n’oublie pas. Nice n’oubliera jamais.

À ceux qui sont tombés ce jour-là, nous faisons aujourd’hui la même promesse : celle de continuer à défendre, chaque jour, la liberté, la République et l’idée que la France mérite toujours qu’on se batte pour elle.

Ce combat, c’est aussi celui contre l’antisémitisme et nous ne devrions jamais oublier que le 28 août reste une victoire d’une certaine idée de la France sur le renoncement, les lâchetés et les trahisons.

Nice a payé un très lourd tribut à l’antisémitisme.

Ils sont 3603 noms sur la colline du Château.

3603 à avoir été déportés. Assassinés parce qu’ils étaient Juifs.

3603 destins brisés. Des douleurs indicibles, comme celles de la famille Klarsfeld. Ou de Simone Veil.

Ces 3603 destins sont une faute, une tâche dans l’histoire de Nice.

Et ils nous rappellent que cette époque a été à la fois celle des ténèbres les plus profondes.

Et des espérances qui ont illuminé l’horizon. Car face aux dénonciateurs, face aux traites, il y a eu les Justes, les Résistants, ceux qui ont simplement dit « non ».

Là encore, c’est une leçon : c’est toujours face au danger qu’on se révèle le mieux.

Nos valeurs sont ce que nous avons de plus précieux.

Nous ne devons rien céder. Pas un pouce. Pas un reniement.

*

Se libérer soi-même, ça n’a rien d’anodin.

Cela dit quelque chose de l’esprit de notre peuple. De l’esprit niçois.

Un esprit de résistance. Un esprit unique. Un esprit civique hérité de notre histoire.

Car avant d’être la France, nous avons été Nice. La République de Nice. Fière et indépendante.

Plus de six siècles après, il en reste toujours quelque chose.

Il me revient à moi, maire de Nice et héritier des consuls de Nice. Et à vous tous citoyens niçois, de défendre cet héritage et cet état d’esprit.

Contre ceux qui portent des valeurs contraires à ce que nous sommes.

Certains se montrent sous leurs vrais visages désormais.

Dans un mélange d’inconscience, de légèreté et de trahison

On voit réapparaitre des méthodes qu’on ne connait que trop bien.

Des méthodes d’intimidation que ceux qui sont tombés il y a 81 ans ont voulu faire disparaitre à tout jamais. Au nom des valeurs qui font la nation française.

*

81 ans après cette journée héroïque, le souvenir de ces hommes et de ces femmes qui se sont levés contre la barbarie nazie, nous met face à nos responsabilités.

Eux qui ne sont plus nous scrutent. Ils nous interrogent.

Chaque année, il est cette question qui se pose, qui a quelque chose d’angoissant et de vertigineux : nous, que ferions-nous, à leur place ?

La réponse est en chacun de nous.

Face à eux. Face à notre histoire. Et face à nous-même.

Et le meilleur moyen de leur répondre est encore, à notre tour, de défendre avec obstination et engagement nos valeurs démocratiques et républicaines.

Alors. Alors peut-être, nous nous montrerons dignes de leur sacrifice.

Vive Nice, vive la République et vive la France.

Lors de son discours prononcé ce soir au Monument aux Morts, à l’occasion de la cérémonie patriotique officielle marquant le 81ème anniversaire de la Libération de Nice, Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a annoncé :

  • Être hostile à la suppression du 8 mai 1945 «  Ce jour de victoire contre le nazisme et contre l’antisémitisme, n’est pas un jour férié comme les autres.

C’est un jour qui a un sens profond. Il est à la France ce que le 28 août est à Nice. Un jour de mémoire. Et un jour de mobilisation ! »,

  • La création à Nice, et en lien étroit avec les associations, d’une véritable école des porte-drapeaux «  Et justement parce que ce lien entre générations est si fondamental pour notre pays, nous allons créer à Nice et en lien étroit avec les associations une véritable école des porte-drapeaux. Je suis profondément convaincu que c’est cela la France. Un lien entre les générations. Et je ne vois pas meilleure manière de forger ce lien qu’en permettant aux plus jeunes de côtoyer ceux qui ont défendu la France, avec leurs corps et leurs âmes ».