NICE : Art – Un dialogue végétal entre Amélie CHASSAR…
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NICE : Art – Un dialogue végétal entre Amélie CHASSARY et Séraphine LOUIS au musée d’Art Naïf
Le musée d’Art Naïf propose une rencontre inédite entre l’artiste contemporaine Amélie Chassary et la peintre Séraphine Louis.
À l’occasion de la manifestation nationale « Rendez-vous au jardin », le Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky de Nice accueillera, le samedi 6 juin 2026, une rencontre artistique singulière. Proposé par l’Association des Amis du Musée, l’événement « Regards Croisés » mettra en dialogue trois œuvres de l’artiste contemporaine Amélie Chassary avec celles de la figure emblématique de l’art naïf, Séraphine Louis (1864-1942), dite Séraphine de Senlis. Une confrontation sensible autour du motif floral et du monde végétal, qui promet de révéler des résonances profondes entre deux univers créatifs séparés par près d’un siècle.
Un dialogue entre photographie, peinture et poésie
L’exposition s’articule autour de la série *Fantastic Flowers* d’Amélie Chassary, où la photographie et la peinture dialoguent pour donner naissance à des bouquets en constante métamorphose. L’artiste part d’images ancrées dans le réel qu’elle transforme par la peinture, amplifiant les couleurs et faisant émerger des formes exubérantes, presque hybrides.
Ce travail trouve un écho particulier dans l’œuvre de Séraphine Louis. Comme chez cette dernière, la nature n’est pas simplement représentée mais transfigurée par une vision intérieure intense. Chez les deux artistes, le bouquet quitte sa fonction décorative pour devenir un organisme vivant, en expansion, vibrant d’une énergie presque spirituelle. Là où Séraphine inventait ses motifs dans un élan purement autonome, Amélie Chassary inscrit son geste dans un dialogue avec le réel photographique, qu’elle altère pour mieux le dépasser.
Amélie Chassary, la réinvention du réel
Née en 1980, Amélie Chassary développe une pratique à la croisée de la photographie, de la peinture et de la poésie. Son œuvre, contemplative et sensuelle, explore les thèmes du temps, de la mémoire et de la métamorphose du vivant. Diplômée de l’École Supérieure d’Art Graphique Penninghen à Paris, elle a été distinguée par plusieurs prix et résidences. Son travail, exposé en Europe, en Chine et au Canada, a intégré en 2026 la collection du musée Les Franciscaines à Deauville. Elle est représentée par la Galerie Amélie du Chalard (Paris / New York).
Séraphine de Senlis, la ferveur mystique
L’histoire de Séraphine Louis est celle d’une des figures les plus fascinantes des « Primitifs Modernes ». Orpheline et femme de ménage à Senlis, elle peignait en secret la nuit, guidée par une ferveur mystique, fabriquant ses propres couleurs à partir de pigments, de cire et de Ripolin. Son talent fut découvert par hasard en 1912 par le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, qui devint son mécène. Entre 1927 et 1930, elle atteint son apogée avec des toiles devenues de véritables explosions végétales. Mais la crise de 1929 mit fin au soutien d’Uhde, et Séraphine, déstabilisée, sombra peu à peu dans la folie. Internée en 1932, elle cessa de peindre et s’éteignit dix ans plus tard.
Informations pratiques
L’événement se tiendra le samedi 6 juin 2026 au Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky, situé au 23, avenue de Fabron à Nice.
Trois visites guidées d’une heure sont proposées au public à 11h, 14h et 15h.
Le musée est ouvert le dimanche et le lundi de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h.
Pour plus d’informations, le musée est joignable par téléphone au 04 93 71 78 33 ou par courriel à musee.jakovsky@ville-nice.fr.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

