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MUR DE BARREZ : Économie locale – Le Tapis de Laine redonne vie à la filière lainière du Larzac
Face au gaspillage de 90 % de la laine locale, la marque Le Tapis de Laine crée des tapis de yoga éthiques valorisant un savoir-faire français.
Alors que la filière lainière française est en pleine reconstruction, une initiative aveyronnaise transforme une aberration écologique en opportunité économique. Chaque année, près de 90 % de la laine tondue en France est jetée, représentant une perte sèche pour les éleveurs et un gaspillage de ressource considérable. Sur le seul territoire de l’Aveyron, ce sont 700 000 kg de laine qui sont ainsi perdus. C’est de ce constat qu’est née la société Le Tapis de Laine, qui a décidé de revaloriser cette matière noble en la transformant en tapis de yoga haut de gamme.
Une ressource locale au cœur d’un territoire d’exception
Le projet s’ancre sur le plateau du Larzac, au sein du territoire des Causses et Cévennes, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. La laine utilisée provient de brebis de race Lacaune, élevées dans l’aire AOP Roquefort, où le pastoralisme contribue à l’entretien de la biodiversité. En choisissant cette matière locale, l’entreprise s’oppose à la double concurrence des pays à bas coût et des matières synthétiques dérivées des hydrocarbures.
La laine possède des propriétés naturelles particulièrement adaptées à la pratique du yoga : elle est thermorégulatrice, hypoallergénique, respirante et anti-odeurs. Contrairement au latex ou au caoutchouc souvent importés d’Asie ou d’Amérique du Sud, elle constitue une ressource renouvelable et locale. L’entreprise pousse la démarche écologique jusqu’au bout du cycle de vie du produit, proposant un recyclage inédit : une fois usagé, le tapis peut être découpé et utilisé comme engrais naturel au pied des plantes, offrant nutriments et une rétention d’eau exceptionnelle.
Un concentré de savoir-faire régional
La conception des tapis mobilise un écosystème d’acteurs locaux. Le feutre de laine, d’une épaisseur de 8 mm pour un poids de 1,25 kg, est réalisé à Camarès, en Aveyron, en collaboration avec la Filature Colbert, un partenaire essentiel du projet. Cette épaisseur garantit un équilibre optimal entre le confort articulaire et la stabilité nécessaire aux postures.
Pour assurer une adhérence parfaite, un polymère antidérapant, conçu spécifiquement pour le tapis, est appliqué sur l’une des faces. Cette innovation a été développée dans le Tarn par l’entreprise Chabbert Chimie. Le produit final, aux dimensions de 190 x 61 cm, est proposé au prix de 70 euros, ou 90 euros avec sa sangle de transport.
Une démarche éthique et sociale globale
L’engagement de la marque s’étend au-delà de la seule valorisation de la laine. La sangle de transport est produite en Inde en partenariat avec l’ONG SSMI, qui œuvre à la réinsertion par le travail de femmes victimes de violences. Elle est confectionnée en coton bio 100 % d’origine indienne.
Dans la même logique de valorisation des coproduits de la filière ovine, Le Tapis de Laine propose également un sac de transport en cuir d’agneau nappa pleine fleur. Cet accessoire est fabriqué à Saint-Affrique par l’association d’insertion Tremplin pour l’emploi, à partir de cuirs de la Mégisserie Richard de Millau, ravivant ainsi le souvenir de l’époque où la ville était la capitale mondiale de la ganterie. Cet engagement multiple ancre durablement l’entreprise dans une économie locale, circulaire et porteuse de sens.
Pour plus d’informations sur la démarche et les produits, rendez-vous sur le site officiel : https://letapisdelaine.fr/
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

