MUNICH : Stefan FREY : « Soutenir l’ESA pour aider le…
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MUNICH : Stefan FREY : « Soutenir l’ESA pour aider les opérateurs à assurer la sécurité de leurs actifs »
L’entreprise munichoise Vyoma a été choisie par l’ESA pour fournir, via son satellite Flamingo-1, des données cruciales sur les petits débris spatiaux.
C’est une étape majeure pour la surveillance de l’environnement orbital. Vyoma, société basée à Munich et spécialisée dans les capacités de surveillance de l’espace (SDA pour Space Domain Awareness), a officiellement remporté l’appel d’offres de l’Agence spatiale européenne (ESA). Ce contrat, intitulé « Data Procurement for Space-Based Statistical Data on Small Space Debris Phase 1 », s’inscrit dans le cadre du programme de sécurité spatiale (S2P) de l’agence européenne. Il vise à combler un manque critique d’informations concernant les objets en orbite.
Améliorer le modèle de référence MASTER
L’enjeu est de taille pour la sécurité des infrastructures orbitales. L’ESA s’appuie actuellement sur son modèle MASTER (Meteoroid And Space debris Terrestrial Environment Reference) pour fournir une description précise de l’environnement spatial autour de la Terre. Ce modèle est un outil indispensable pour les concepteurs de satellites, les opérateurs et divers acteurs du secteur spatial qui l’utilisent pour effectuer des évaluations de risques.
Cependant, une zone d’ombre persiste. Il existe actuellement un fossé important, tant temporel que spatial, dans la connaissance et l’observation des débris spatiaux dont la taille est inférieure à la limite de détection des capteurs situés au sol. C’est précisément pour combler cette lacune que l’expertise de Vyoma a été sollicitée.
La technologie Flamingo-1 en action
Pour répondre à ce défi technologique, l’entreprise allemande mise sur son satellite Flamingo-1. Selon les termes du contrat, ce dernier est idéalement positionné pour générer les données d’imagerie recherchées par l’ESA. Évoluant « in situ » à une altitude de 510 kilomètres, l’instrument embarqué sur Flamingo-1 possède la capacité de surveiller de vastes volumes d’espace simultanément.
Les capteurs de ce satellite sont conçus pour détecter des objets situés aussi bien à longue qu’à courte distance. Plus important encore pour le modèle MASTER, ils permettent de capturer de manière fiable des objets de petite taille se déplaçant à grande vitesse, apportant ainsi une précision inédite aux bases de données existantes.
Un impératif de durabilité
Pour l’Agence spatiale européenne, l’intégration de ces nouvelles données est une condition sine qua non à la pérennité des activités en orbite. « Les données de surveillance de l’espace générées par des observateurs spatiaux comme Flamingo-1 jouent un rôle essentiel dans la sauvegarde des satellites actuels et futurs, et contribuent à une utilisation durable de l’espace autour de la Terre », a souligné le Dr Tim Flohrer, chef du bureau des débris spatiaux de l’ESA.
Une collaboration stratégique pour Vyoma
Du côté de l’entreprise munichoise, ce contrat marque une reconnaissance significative de sa technologie par les instances européennes. « Nous sommes très heureux d’accueillir l’ESA en tant que client clé important, et nous sommes impatients de soutenir l’ESA dans sa mission d’aider les opérateurs de satellites à assurer la sécurité de leurs actifs », a ajouté le Dr Stefan Frey, PDG de Vyoma.
Fondée en août 2020, Vyoma s’est donné pour mission de tirer parti des données terrestres et spatiales pour permettre l’automatisation des opérations satellitaires. L’entreprise propose des services visant à rendre les opérations efficaces et évolutives dans des orbites de plus en plus encombrées, avec pour objectif de réduire drastiquement les coûts de mission pour ses clients.