MONTREUIL : Patrice BESSAC : « Ce n’est pas un fait d…
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MONTREUIL : Patrice BESSAC : « Ce n’est pas un fait divers. C’est un féminicide »
Le maire de Montreuil qualifie de « féminicide » la mort tragique d’une femme cette nuit et appelle à une action nationale contre les violences conjugales.
La ville de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, est en deuil ce samedi 4 avril 2026. Un drame effroyable a coûté la vie à une femme dans la nuit de vendredi à samedi, dans le quartier du Morillon. Selon les premiers éléments communiqués par la mairie, la victime est décédée en tentant d’échapper à son conjoint qui avait mis le feu à leur appartement où il la séquestrait. L’homme est également mort, asphyxié dans l’incendie.
Dans une déclaration solennelle, le maire de la ville, Patrice Bessac, a immédiatement tenu à nommer les faits sans ambiguïté.
« Il faut le dire clairement : ce n’est pas un fait divers. C’est un féminicide », a-t-il affirmé.
Un drame et un appel à la conscience collective
Exprimant sa profonde tristesse, l’élu a adressé ses pensées à l’entourage de la victime.
« J’adresse, au nom de la Ville de Montreuil, mes pensées les plus sincères à la famille et aux proches de la victime », a déclaré le maire.
Patrice Bessac refuse de cantonner cette tragédie à la simple rubrique des faits divers, y voyant le symptôme d’un fléau plus large et souvent silencieux. Pour lui, ce drame met en lumière l’échec collectif à protéger efficacement les femmes.
« Une femme est morte de la violence de son conjoint. Ces faits nous obligent. Car derrière ce féminicide, il y a toutes les violences faites aux femmes qui ne sont pas suffisamment détectées, et donc non empêchées », a-t-il martelé.
Solidarité et mobilisation sur le terrain
Face à l’horreur de la situation, une chaîne de solidarité s’est rapidement organisée. Le maire a salué l’intervention et l’engagement de toutes les équipes mobilisées durant la nuit, des services de secours aux agents de la Ville, en passant par le bailleur Est Ensemble Habitat, dont les actions ont été coordonnées par l’élue d’astreinte. Une cellule de soutien psychologique a été immédiatement mise en place par le bailleur social pour les résidents de l’immeuble, profondément choqués. La municipalité et la Maison des Femmes de Montreuil étaient également présentes sur les lieux dès le matin pour accompagner les voisins et les proches endeuillés.
Patrice Bessac a tenu à remercier « les habitants de l’immeuble et du quartier qui ont fait preuve d’une solidarité humaine à toute épreuve ».
Au-delà des mots, un appel à des actes forts
Pour le maire de Montreuil, la compassion et la mobilisation locale, bien que nécessaires, ne sauraient suffire. Il lance un appel pressant aux pouvoirs publics pour une réponse d’une tout autre ampleur.
« Nous devons collectivement faire plus. Plus de prévention, plus de protection, plus de moyens pour la police, la justice, les services publics et les associations qui accompagnent les victimes au quotidien », a-t-il insisté.
Patrice Bessac conclut sa déclaration en soulignant que si sa ville continuera d’agir « avec détermination, en lien avec les associations de terrain », la solution doit être nationale.
« Les mots ne suffisent pas, des actes doivent être posés. La lutte contre les violences faites aux femmes doit être une priorité absolue », a-t-il conclu.
via Presse Agence.


