MONTPELLIER : Immobilier de bureaux – Le coût exorbit…
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MONTPELLIER : Immobilier de bureaux – Le coût exorbitant des espaces sous-utilisés en 2026
Une étude de Sharvy révèle le coût exorbitant des bureaux et parkings sous-utilisés, un défi majeur pour les entreprises en 2026.
Le modèle traditionnel du bureau est en pleine redéfinition. Dans sa troisième étude annuelle sur l’immobilier d’entreprise en France, publiée ce 5 mai 2026, la start-up montpelliéraine Sharvy dresse un constat sans appel : les entreprises paient cher pour des espaces chroniquement sous-occupés. Basée sur les données de plus de 100 000 collaborateurs de 300 entreprises clientes comme Nestlé, Safran, Engie ou Vinci, cette analyse montre que l’ère post-Covid a durablement transformé les usages, imposant une gestion plus intelligente des ressources. L’étude complète est disponible sous forme de livre blanc (https://www.sharvy.com/project/environnement-de-travail-intelligent-parking-recharge-et-bureaux/).
Un état des lieux chiffré et alarmant
Avec la généralisation du télétravail, désormais inscrit dans 55 % des accords d’entreprise à raison d’au moins deux jours par semaine, les taux d’occupation des bureaux plafonnent entre 35 % et 45 %, bien loin des 60 % à 65 % observés avant la crise sanitaire. Pourtant, le coût d’un poste de travail reste élevé, atteignant en moyenne 11 000 euros par an, ce qui signifie que jusqu’à 60 % des surfaces demeurent inoccupées mais financées.
Le paradoxe est tout aussi visible du côté des parkings. Bien qu’occupés à seulement 60 % ou 70 %, ils sont perçus comme constamment saturés par les salariés. Cette gestion inefficiente représente un coût annuel pouvant aller de 600 à 3 000 euros par place. S’y ajoute un impact non négligeable sur la productivité, estimé à 800 euros de perte par an et par collaborateur contraint de chercher une place chaque jour.
La recharge électrique, nouvel impératif stratégique
La transition énergétique ajoute une nouvelle couche de complexité et d’opportunités. Depuis le 1er janvier 2025, la législation impose aux entreprises d’équiper leurs parkings de bornes de recharge (au moins une pour vingt places, dont une accessible aux personnes à mobilité réduite). Cette obligation réglementaire rencontre une forte attente des salariés : selon l’étude de Sharvy, 60 % d’entre eux jugent désormais indispensable de pouvoir recharger leur véhicule électrique sur leur lieu de travail. Ce qui était une contrainte devient un atout pour la marque employeur.
Le « smart office » comme réponse aux nouveaux défis
Face à ce triple enjeu de gaspillage financier, d’expérience collaborateur dégradée et de données inexploitées, le concept d’environnement de travail intelligent, ou « smart office », s’impose comme la solution d’avenir. Il repose sur des outils numériques centralisés qui permettent de piloter et d’optimiser en temps réel l’ensemble des ressources : bureaux, parkings, salles de réunion ou bornes de recharge. Ces plateformes offrent une vision précise des usages, analysent les données pour anticiper les besoins, automatisent les réservations et fournissent des indicateurs clés pour aider la direction à prendre des décisions éclairées.
C’est sur ce créneau que se positionne Sharvy (https://www.sharvy.com), une solution SaaS de gestion des espaces de travail lancée en 2018. La start-up accompagne aujourd’hui 300 entreprises dans 20 pays, a atteint l’équilibre financier en 2025 et a réalisé un chiffre d’affaires de 1,1 million d’euros.
Témoignages : des applications concrètes
Plusieurs entreprises illustrent déjà les bénéfices d’une telle approche. À l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), la flexibilité est devenue une réalité. « Un collaborateur prévoit de venir travailler sur site jeudi et, depuis son application Sharvy, réserve en quelques clics un bureau proche de son équipe ainsi qu’une place de parking. Le jour J, il accède simplement au parking puis au bâtiment et à son étage grâce à son badge, sans aucune intervention humaine », détaille Nelly Bardet, Directrice des Ressources Humaines. Le système permet de partager 40 places de parking entre 260 agents et visiteurs, en cohérence avec le déploiement du flex office.
La gestion de sites multi-entreprises est un autre cas d’usage pertinent. « Sur certains sites, Sharvy permet de gérer des infrastructures partagées comme les parkings, tout en conservant des règles propres à chaque organisation. Des entreprises comme Sandaya & Arkolia partagent un même parking piloté via l’application », explique Léa Brydniak, Assistante des moyens généraux chez Sandaya. Cette mutualisation met fin à la titularisation des places et garantit une meilleure équité, avec 48 places pour 150 collaborateurs chez Sandaya et 80 places pour 260 chez Arkolia.
Enfin, le pilotage des bornes de recharge est simplifié, comme à la CAF de la Loire. « Pour les entreprises équipées de bornes, Sharvy permet de piloter simplement l’usage des véhicules électriques personnels : les collaborateurs peuvent réserver une place, lancer et arrêter leur recharge depuis l’application, être notifiés une fois celle-ci terminée et suivre leurs consommations », précise Didier Epinat, Responsable Informatique & MSSI. Ce dispositif permet à l’organisme de satisfaire 98 % des besoins de recharge pour ses 300 collaborateurs.


