MONTPELLIER : Élections municipales – Exaprint en pre…
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MONTPELLIER : Élections municipales – Exaprint en première ligne pour le rush de la production électorale
À l’approche du scrutin de mars 2026, le site montpelliérain d’Exaprint tourne à plein régime pour produire les documents officiels des candidats.
Le compte à rebours est lancé. Dans un peu plus d’un mois, les dimanches 15 et 22 mars 2026, les Français se rendront aux urnes pour élire leurs représentants municipaux. Si la campagne bat son plein sur les marchés et dans les réunions publiques, une autre bataille, logistique et industrielle celle-ci, se joue dans les ateliers d’imprimerie. À Montpellier, l’entreprise Exaprint, figure historique du secteur, vit actuellement ses semaines les plus intenses.
Une augmentation drastique des cadences.
Pour le leader français de l’impression en ligne, chaque élection municipale représente un défi organisationnel majeur. Contrairement à une activité commerciale classique, la demande électorale se caractérise par une concentration extrême des volumes sur une période très courte. Si une première phase de commandes a débuté il y a trois à six mois lors de la constitution des listes, le véritable « rush » est désormais en cours.
L’activité s’intensifie visiblement un à deux mois avant le premier tour, pour atteindre un paroxysme durant les deux dernières semaines précédant le vote. Concrètement, ce sont plusieurs centaines de commandes supplémentaires qui viennent s’ajouter quotidiennement aux 3 000 dossiers traités habituellement par l’usine. Durant ces pics de production, l’entreprise constate que plus de 30 % des commandes traitées sont directement liées aux élections.
Les machines tournent à plein régime pour sortir les supports indispensables à la vie démocratique : professions de foi, bulletins de vote, circulaires et affiches réglementaires, sans oublier les documents de communication plus classiques comme les tracts, les dépliants ou les banderoles.
La conformité légale, un impératif technique.
Au-delà du volume, la complexité de cette période réside dans la nature même des documents imprimés. Le Code électoral impose un cadre réglementaire strict que les industriels doivent maîtriser sur le bout des doigts. Formats millimétrés, grammages spécifiques du papier, colorimétrie, uniformité parfaite des documents : aucune approximation n’est tolérée par les commissions de propagande électorale.
Le rôle d’Exaprint (https://www.exaprint.fr) devient alors celui d’un expert technique garant de la conformité. L’entreprise montpelliéraine collabore majoritairement avec des revendeurs professionnels des arts graphiques et des agences de communication qui pilotent les campagnes des candidats. Dans cet écosystème, l’imprimeur doit assurer une neutralité politique absolue et une stricte égalité de traitement entre les différentes listes, tout en absorbant les ajustements de dernière minute inhérents à toute campagne politique.
Une mobilisation industrielle exceptionnelle.
Pour faire face à cette demande, l’entreprise s’appuie sur son site de production de 10 000 m² situé à Montpellier. La stratégie repose sur un haut niveau d’automatisation couplé à une mobilisation renforcée des ressources humaines.
La capacité à produire vite et à grande échelle est déterminante dans un scrutin où les délais sont particulièrement contraints. Pour absorber la charge, les équipes sont renforcées : recours aux heures supplémentaires, intégration de collaborateurs temporaires et ouverture exceptionnelle de l’usine les week-ends durant les mois de février et mars. Cette flexibilité permet de répondre à la multiplicité des listes candidates, dont les volumes varient considérablement selon la taille des communes concernées.
Concilier urgence et responsabilité environnementale.
Malgré l’urgence et les contraintes réglementaires, la question écologique reste centrale dans le processus de production. L’industrie de l’impression a fortement évolué et le cadre strict du Code électoral n’empêche pas des choix responsables.
Pour les documents officiels, l’imprimeur utilise des papiers certifiés PEFC, garantissant une gestion durable des forêts. L’ensemble du catalogue repose d’ailleurs majoritairement sur des supports certifiés FSC. L’usage d’encres végétales, la production locale favorisant les circuits courts et l’impression à la demande pour limiter la gâche (le gaspillage de papier) permettent de réduire l’empreinte carbone de cette période électorale.
Fondée en 1998 et installée depuis 28 ans dans la région montpelliéraine, l’entreprise, qui emploie 400 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros en 2025, démontre ainsi que performance industrielle et conscience écologique peuvent cohabiter, même au cœur de l’effervescence démocratique.