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MONACO : RAMOGEPOL 24, la France, l’Italie et Monac…

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MONACO : RAMOGEPOL 24, la France, l’Italie et Monaco s’entrainent à la lutte contre les pollutions marines

Durant trois jours, la préfecture maritime de la Méditerranée a collaboré, en compagnie des autorités et services monégasques, à l’exercice  » RAMOGEPOL Versiliana 2024  » organisé par le Ministère de l’environnement et de la sécurité énergétique italien au large de Viareggio.

Cet exercice qui s’est déroulé du 28 au 30 mai dans les eaux territoriales italiennes, s’inscrit dans le cadre de l’accord tripartite RAMOGE[1] de prévention et de lutte contre les pollutions marines. Un plan opérationnel de lutte, baptisé  » RAMOGEPOL « , est dérivé de cet accord. Il a été signé en 1993 par les trois pays. Sa zone d’application s’étend de l’embouchure du Grand Rhône à l’ouest au feu de Capo d’Anzio à l’est, et englobe la Sardaigne et la Corse.


L’objectif de ce plan est de mutualiser les moyens de lutte anti-pollution et d’harmoniser les procédures opérationnelles dans le bassin méditerranéen. Afin de tester son efficacité, des exercices de simulation de lutte contre les pollutions accidentelles sont régulièrement organisés. Ces exercices  » grandeur nature  » permettent d’évaluer la réactivité des moyens mis en œuvre et d’apprécier l’interaction entre les organisations des trois pays, et ainsi d’améliorer l’efficacité de cette coordination multilatérale.
L’exercice organisé cette année par l’Italie s’est déroulé au large de Viareggio en Toscane. Le scénario a débuté par une première détection par satellite d’une nappe d’hydrocarbures à l’origine non identifiée. Alors qu’il relocalise cette première pollution, un aéronef Italien identifie une seconde nappe de substance liquide nocive. Les autorités italiennes locales prennent alors immédiatement les mesures nécessaires pour contenir, lutter contre et identifier les substances polluantes. Alors que les premiers moyens de lutte se déploient, l’enquête judiciaire permet d’identifier la nature des substances et les navires potentiellement impliqués. Au regard de l’ampleur de la pollution, les autorités italiennes décident d’activer le plan RAMOGEPOL en contactant la préfecture maritime de la Méditerranée, les autorités monégasques et le Secrétariat de l’accord RAMOGE.


De nombreux moyens sont alors engagés (15 moyens nautiques et 9 moyens aériens dont des drones) dans cet exercice, afin de dérouler l’ensemble des procédures et actions de lutte prévu par l’accord RAMOGEPOL. Dans ce cadre, la préfecture maritime de la Méditerranée a déployé le bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain (BSAM) Seine de la Marine nationale, dont l’une des missions est la lutte contre les pollutions marines, un avion de surveillance maritime Falcon 50 de la Marine nationale et la cellule anti-pollution de la base navale de Toulon, également spécialisée en la matière.
L’ensemble des acteurs et autorités impliqués a salué la mobilisation des différents moyens et s’est félicité de la réussite de cet exercice. Elle connaitra son prochain épisode d’entrainement en 2025, cette fois-ci à l’initiative de la France qui sera la prochaine organisatrice de l’exercice.

© Préfecture maritime de la Méditerranée

[1] RAMOGE est un accord signé en 1976 entre la France, l’Italie et Monaco qui organise la prévention et la lutte contre les pollutions marines (il doit son nom aux premières syllabes des trois villes qui délimitaient initialement sa zone de compétence : Saint-RAphaël à l’Ouest, MOnaco et GEnes à l’Est).