MÈZE : Benoît STOEUX : « Notre projet vise à concevoir l’en…
Partager :

MÈZE : Benoît STOEUX : « Notre projet vise à concevoir l’ensemble de la chaîne de réutilisation des eaux usées »
À Mèze, sur les rives de l’étang de Thau (Hérault), Premier Tech et l’INRAE unissent leurs forces avec le projet Aquanova pour valoriser les eaux usées.
Face aux défis climatiques persistants et aux épisodes de sécheresse qui frappent régulièrement le sud de la France, la gestion de l’eau s’impose comme une priorité absolue. C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet Aquanova, fruit d’une collaboration stratégique entre l’entreprise Premier Tech et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE). Lancé officiellement fin 2025 au centre de recherche de Premier Tech Eau et Environnement, ce programme d’envergure bénéficie d’un investissement de 4,5 millions d’euros sur trois ans.
Une réponse au Plan Eau national
Soutenu par le Gouvernement via le plan France 2030 et opéré par l’ADEME, Aquanova répond directement aux objectifs du « Plan Eau » national. Ce dernier ambitionne de multiplier par dix le volume d’eaux usées traitées réutilisées (REUT) en France d’ici 2030. Le projet promet également un impact économique local avec la création d’une dizaine d’emplois hautement qualifiés.
L’initiative se concentre sur l’assainissement décentralisé, une approche cruciale pour les zones non raccordées aux grands réseaux collectifs. « Notre projet vise à concevoir l’ensemble de la chaîne de réutilisation des eaux usées traitées dans un environnement décentralisé. Il conjuguera des procédés autonomes de traitement des eaux usées à la fois performants, sobres et durables », a expliqué Benoît Stoeux, directeur général chez Premier Tech Eau et Environnement en France.
Innovation et écoconception
Le programme de recherche se déploie en trois étapes majeures. La première phase concerne l’écoconception de procédés d’assainissement à faible empreinte environnementale. La seconde se focalise sur le traitement des eaux et de leurs résidus. Enfin, la troisième étape explore la valorisation concrète de ces ressources pour des usages variés comme la ferti-irrigation, l’arrosage, le lavage ou encore la production d’énergie.
« Ces solutions à faible empreinte carbone seront éprouvées sur plateformes expérimentales, afin d’en confirmer la performance et la fiabilité dans la durée », a précisé Benoît Stoeux.
La science au service de la résilience
L’expertise scientifique de l’INRAE (https://www.inrae.fr) est la clé de voûte de ce dispositif. L’institut, qui figure parmi les leaders mondiaux en sciences agricoles et environnementales, apporte sa rigueur pour valider ces nouvelles technologies.
« Avec Aquanova, nous plaçons la réutilisation des eaux usées traitées (REUT) au cœur de nos travaux. L’objectif est de démontrer que des solutions de REUT fiables peuvent à la fois préserver la ressource, protéger la santé et accompagner les collectivités et les agriculteurs vers des pratiques plus résilientes », a déclaré Jérôme Harmand, directeur de recherche à l’INRAE.
Premier Tech (https://www.premiertech.com), groupe international présent dans divers secteurs dont le traitement de l’eau, confirme ainsi son ancrage dans l’innovation durable, proposant des solutions pour l’assainissement autonome, la gestion des eaux de pluie et le recyclage.

