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MARSEILLE : Victor Hugo ESPINOSA : « Marseille peut bascule…

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MARSEILLE : Victor Hugo ESPINOSA : « Marseille peut basculer dans l’extrême droite »

Le leader de Marseille-Écologie renonce aux municipales de mars 2026, dénonçant un système financier inique et appelant à l’union face au risque du RN.

C’est un coup de théâtre politique à moins d’un mois du premier tour des élections municipales. Victor Hugo Espinosa (https://www.psychodebats.fr/victor-hugo-espinosa/), figure de l’écologie locale et ingénieur spécialiste des risques majeurs, annonce officiellement le retrait de la liste Marseille-Écologie. Dans un communiqué incisif, il détaille les raisons de cette décision, pointant du doigt un système démocratique à bout de souffle et le péril imminent d’une victoire de l’extrême droite favorisée par le nouveau mode de scrutin.

Une démocratie censitaire

La première raison invoquée est d’ordre financier. Pour Victor Hugo Espinosa, la démocratie locale est devenue un « système où seules les organisations disposant de ressources importantes peuvent concourir ». Les chiffres avancés donnent le vertige : une campagne à Marseille exige l’impression de plus de deux millions de documents et un budget minimum de 50 000 euros pour une petite liste, avec un plafond de dépenses dépassant les 660 000 euros au premier tour.

« L’argent ne doit plus décider qui peut être candidat », s’indigne Victor Hugo Espinosa, qui dénonce également le gaspillage massif de papier inhérent à ce processus (https://www.psychodebats.fr/articles-de-presse-victor-hugo-espinosa/). Il appelle de ses vœux une réforme urgente vers le vote électronique sécurisé, contrôlé et transparent, pour rendre la politique accessible à tous.

Le spectre du Rassemblement National

Au-delà de l’aspect économique, c’est l’arithmétique électorale qui a motivé ce retrait. Avec la réforme de la loi PLM (Paris-Lyon-Marseille), les mairies de secteur et la Mairie centrale sont élues séparément. Selon l’analyse de Marseille-Écologie, la dynamique actuelle pourrait permettre au Rassemblement National, même minoritaire en voix, d’obtenir la majorité absolue grâce à la prime majoritaire de 25 % (soit 28 sièges) accordée à la liste arrivée en tête au second tour.

« Avec plus de 33 % au deuxième tour, l’extrême droite peut avoir la majorité absolue », avertit l’ingénieur. Face à ce scénario, le maintien d’une liste écologiste indépendante risquait de disperser les voix. « Des alliances seront difficiles mais nécessaires pour éviter ce scénario », précise-t-il, soulignant que l’isolement politique d’une mairie d’extrême droite priverait la ville des soutiens vitaux de la Métropole et de l’État.

L’urgence sanitaire oubliée

Si la liste se retire, les constats posés par Victor Hugo Espinosa (CV complet : http://airandme.org/partages/VHE-CV-Presentation%2020230523-FR.pdf) restent d’une actualité brûlante. Marseille, l’une des villes les plus polluées de France, fait face à une crise sanitaire majeure. « Nous respirons 10 litres d’air par minute. Une personne sur trois est aujourd’hui asthmatique ou allergique », rappelle le communiqué.

Le programme, désormais versé au débat public, proposait des mesures drastiques : arrêt du bétonnage favorisant les inondations, création de bassins de rétention pour protéger les quartiers menacés par les crues de l’Huveaune ou des Aygalades, et installation systématique de panneaux solaires sur les écoles.

Restaurer la confiance et la compétence

Enfin, Marseille-Écologie pointe un déficit de compétence au sein des conseils municipaux. « Trop d’élus sont ignorants, incapables et sans expérience pour voter certains rapports », tacle l’ancien élu, citant l’exemple des dossiers complexes d’assainissement engageant des milliards d’euros. Il déplore que seulement 1 % à 3 % des élus utilisent leur droit à la formation (400 euros par an), pourtant indispensable à la bonne gestion des deniers publics.

Victor Hugo Espinosa conclut en assurant que son combat pour « une ville plus saine, plus juste et plus résiliente » se poursuivra en dehors de l’arène électorale, à travers ses actions associatives et de sensibilisation.