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MARSEILLE : Synthèse de l’évolution de l’ozone en région Sud

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MARSEILLE : Synthèse de l’évolution de l’ozone en région Sud

En ce début d’été, période favorable aux épisodes de pollution, AtmoSud a présenté la pollution photochimique et son évolution.

Le traceur de cette pollution est l’ozone, mais d’autres polluants sont produits tels que les particules ultrafines. Depuis 1997, le nombre de pics de pollution à l’ozone a été divisé par 6. Cette évolution marque l’efficacité des actions mises en œuvre sur notre région, notamment dans les secteurs du transport routier et de l’industrie.

Cependant, le niveau de fond en ozone ne suit pas cette baisse. D’autres mécanismes entrent en jeu, comme les transports des masses d’air transfrontaliers.

La région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur est concernée par une pollution chronique issue des nombreuses activités humaines. En été, le transport routier, le maritime et l’industrie sont les principales sources et les épisodes de pollution sont plus fréquents. C’est la région de France où s’observent le plus d’épisodes de pollution à l’ozone. En 2022, 87% du territoire et 76% de la population de la région étaient concernés par un dépassement du seuil réglementaire d’ozone. Le soleil, la chaleur et les vents modérés provoquent la transformation des polluants émis par les activités humaines en pollution « photochimique ».

Synthèse de l’évolution de l’ozone en région Sud

L’ozone est la somme de plusieurs dynamiques. Chaque indicateur représente un phénomène différent :

  • Le nombre d’épisodes de pollution et les percentiles des valeurs les plus élevées d’ozone sont les indicateurs privilégiés pour le suivi de la photochimie locale, et donc de l’efficacité des actions locales de réduction de la pollution. Ces indicateurs montrent une tendance à la baisse.
  • La moyenne annuelle est influencée par la baisse de consommation de l’ozone, et donc par la baisse de production d’oxydants secondaires. La moyenne annuelle d’ozone ne devrait pas être utilisée seule comme indicateur de suivi de la pollution.
  • Le pic saisonnier (indicateur OMS) est représentatif de l’exposition globale de la population sur l’année. Il a donc plus une vocation sanitaire. Cet indicateur montre une stabilité sur ces 30 dernières années.