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MARSEILLE : Sport-Santé – Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Corse sacrées régions les plus sportives

Le 15e baromètre FFEPGV x Ipsos révèle que PACA et la Corse dominent le classement national avec 81 % de pratiquants et un volume horaire record.

Ce mardi 17 février 2026 marque la publication d’une enquête d’envergure concernant les habitudes sportives des Français. La Fédération Française d’Éducation Physique et de Gymnastique Volontaire (FFEPGV) et l’institut Ipsos ont dévoilé les résultats de leur 15ème Baromètre Sport-Santé. Le verdict est sans appel pour cette édition 2025 : le Sud-Est et l’Île de Beauté s’imposent comme les locomotives de la pratique physique dans l’hexagone.

Champions de l’assiduité et de l’intensité

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Alors que la moyenne nationale se situe à 72 % de pratiquants, les habitants des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse affichent un taux exceptionnel de 81 %. Plus de quatre personnes sur cinq s’adonnent désormais à une activité physique dans ces territoires. Il s’agit d’une progression notable de 7 points par rapport à l’année précédente, atteignant le niveau le plus élevé enregistré depuis 2017.

Au-delà du simple nombre de pratiquants, c’est l’intensité de l’engagement qui distingue ces régions. Les sportifs y consacrent en moyenne 4 heures et 54 minutes par semaine, soit près de trois quarts d’heure de plus que la moyenne nationale (4h12). Cette constance dans l’effort confirme le statut de leaders sportifs de ces territoires méridionaux.

Le culte de l’extérieur et l’adaptation climatique

La géographie et le climat jouent un rôle prépondérant dans ces habitudes. La pratique « outdoor » y est reine : 73 % des séances se déroulent en extérieur (contre 61 % au niveau national), et 75 % des sportifs privilégient une pratique individuelle.

Cependant, cette dépendance à l’extérieur rend les pratiquants tributaires de la météo. Si le beau temps est un accélérateur de performance pour 75 % d’entre eux, les conditions défavorables peuvent entamer la motivation de 65 % des sondés. Pour autant, les habitants font preuve d’une grande adaptabilité : 66 % d’entre eux n’hésitent pas à décaler leurs horaires ou à modifier le lieu de leur entraînement pour ne pas manquer une session, témoignant d’une véritable culture du sport ancrée dans le quotidien.

Le bien-être mental comme moteur principal

Pourquoi court-on, nage-t-on ou pédale-t-on autant dans le Sud ? Si la santé physique reste la motivation première (56 % veulent garder la forme), la dimension psychologique prend une ampleur inédite. Pour 95 % des habitants de ces régions, le sport a un impact positif direct sur le bien-être mental. Plus significatif encore, 56 % jugent cet impact « très important », le score le plus élevé des 13 régions françaises.

L’arrêt forcé de l’activité est d’ailleurs mal vécu : 85 % des sportifs rapportent un impact négatif immédiat lorsqu’ils doivent réduire leur pratique, ressentant une dégradation tant sur leur forme physique (78 %) que sur leur équilibre mental (61 %). Le sport est également perçu comme un vecteur de lien social indispensable, 76 % des sondés estimant qu’il permet de partager une passion et de briser l’isolement.

Le rôle pivot du corps médical

L’étude met en lumière un levier d’action efficace pour les politiques de prévention : la parole du médecin. La population locale se montre particulièrement réceptive aux conseils de santé. Ainsi, 84 % des habitants passeraient à l’acte ou augmenteraient leur pratique si leur médecin le leur recommandait pour des raisons de santé physique, et 82 % pour des motifs de santé mentale. Le témoignage de proches est également un facteur déclencheur pour 73 % des interrogés, un chiffre nettement supérieur à la moyenne nationale (63 %).

Un enjeu politique pour les municipales de mars 2026

À l’approche des élections municipales prévues en mars 2026, le sport s’invite dans le débat citoyen. La satisfaction globale est au rendez-vous : 75 % des habitants se disent satisfaits de l’offre d’activités et 79 % saluent la proximité des infrastructures, un chiffre en hausse de 13 points depuis 2018.

Toutefois, des freins persistent, notamment le coût de la pratique, cité par 31 % des sondés comme l’obstacle principal, devant l’incompatibilité des horaires (18 %). Ces éléments pèseront lourd dans les urnes : 65 % des électeurs de PACA et Corse affirment que la place du sport dans les programmes influencera leur vote. Pour plus d’un quart d’entre eux (26 %), ce sera même un critère « très important ».

Fondée en 1888, la FFEPGV, première fédération multisports non-compétitifs de France avec ses 465 000 licenciés, continue ainsi d’observer les mutations sociétales à travers le prisme de l’activité physique.

L’intégralité des informations sur la fédération est disponible sur leur site officiel : ffepgv.fr (https://ffepgv.fr).