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MARSEILLE : Situation des start-up françaises en 2023

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MARSEILLE : Situation des start-up françaises en 2023

La Banque de France publie le 11 juillet 2024 son étude annuelle sur la situation financière des start-up.

L’année 2023 marque une rupture après une décennie de croissance ininterrompue de l’accès aux financements externes. Dans ce contexte, les entrepreneurs semblent avoir préservé leur trésorerie sans sacrifier à la croissance de l’activité et des emplois.
Près de 2300 bilans d’entreprises françaises clos en 2022 et en 2023 ont été analysés par la Banque de France. Ces entreprises sont considérées comme des start-up car elles possèdent au moins trois grandes caractéristiques : un fort potentiel de croissance, l’utilisation d’une technologie nouvelle, un besoin de financement généralement assuré par des levées de fonds.
Les sociétés analysées représentent les start-up les plus matures de cet écosystème. Elles ont en moyenne 11 ans d’ancienneté.

L’activité des start-up en hausse de 18,6% en 2023

Après plusieurs années de croissance ininterrompue des financements externes, 2023 a marqué une rupture avec une baisse en valeur de 38% des fonds levées. Pour autant, le chiffre d’affaires des start-up a progressé de 18,6% en moyenne pour s’élever à 24,6 Md€, soit un taux de variation plus de trois fois supérieur à celui des TPE et PME françaises. Les entrepreneurs semblent avoir adapté leur gestion à cette situation en se rapprochant de leur seuil de rentabilité pour préserver leur trésorerie sans sacrifier la croissance de l’activité et des emplois. Les résultats se stabilisent. La dette bancaire reste contenue et les capitaux propres représentent plus de 40% du total du bilan.

Les start-up continuent de recruter même si le rythme s’est ralenti

Les effectifs moyens cumulés à fin 2023 ont connu une progression de +8%, après +22% en 2022. Plus de la moitié des emplois sont concentrés en Île-de-France mais une plus forte dynamique de recrutement est enregistrée en région. En moyenne, les start-up emploient 49 personnes avec une valeur médiane de 25 salariés.

Et pour 2024 ?

Deux points sont dès à présent tangibles :

– Une orientation des levées de fonds vers certains secteurs stratégiques (énergie, mobilités) et vers des technologies de rupture, notamment l’intelligence artificielle,
– Des programmes de soutien qui devraient participer à la dynamique de l’écosystème,

Mobilité, énergies, environnement : les greentech connaissent la plus forte augmentation de chiffre d’affaires

Avec des progressions de 30 à 40% de leurs chiffres d’affaires au cours des deux dernières années, les greentech répondent à l’enjeu sociétal de décarbonation des activités industrielles et de mobilité verte. Elles concentrent également le plus de levées de fonds en nombre et en montant, ainsi que les plus fortes variations en termes de taux d’emploi.

L’accompagnement des start-up par la Banque de France

La Banque de France a aussi une mission d’orientation et d’accompagnement des start-up.
Elle travaille en partenariat avec la French Tech, le mouvement de l’écosystème des start-up.
Les correspondants start-up de la Banque de France sont également chargés d’attribuer une cotation à ces entreprises. En 2023, sur les 2500 start-up identifiées par la Banque de France, 2200 ont été cotées, et 40 % ont bénéficié d’un entretien de cotation visant à mieux appréhender la trajectoire de l’entreprise.

En savoir plus sur l’accompagnement des start-up par la Banque de France

À propos de la Banque de France. Institution indépendante, la Banque de France a trois grandes missions : la stratégie monétaire, la stabilité financière, les services à l’économie et à la société. Elle contribue à définir la politique monétaire de la zone euro et la met en œuvre en France ; elle contrôle banques et assurances et veille à la maîtrise des risques ; elle propose de nombreux services aux entreprises et aux particuliers.

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