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MARSEILLE : Santé sexuelle – La région PACA se mobili…

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MARSEILLE : Santé sexuelle – La région PACA se mobilise avec plus de 90 actions du 1er au 12 juin

Du 1er au 12 juin 2026, le CoReSS PACA coordonne la 5ème Semaine de la santé sexuelle avec 93 actions organisées dans toute la région.

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur se mobilise pour la cinquième édition de la Semaine nationale de la santé sexuelle, qui se tiendra du 1er au 12 juin 2026. Pas moins de 93 actions de prévention, de dépistage, de soin et d’éducation sont d’ores et déjà programmées sur l’ensemble des six départements. Cet effort régional est coordonné par le Comité Régional de Santé Sexuelle PACA (CoReSS), qui fédère un vaste réseau de spécialistes et de structures dédiées.

Une approche globale et positive

Créé en 2025 pour succéder aux COREVIH, le CoReSS PACA a élargi ses missions pour embrasser la santé sexuelle dans toutes ses dimensions. Son champ d’action couvre la prévention diversifiée du VIH et des Infections Sexuellement Transmissibles (IST), la contraception, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, la prise en charge des dysfonctions sexuelles et la promotion de l’inclusion.

Pour cette semaine d’action, le comité s’appuie sur de nombreux partenaires, parmi lesquels la Fédération Régionale des CIDFF PACA, le Réseau Périnatalité Méditerranée, le CRIPS Sud, les Plannings Familiaux 13 et 06, la Maison des Femmes Marseille Provence (AP-HM), AIDES, ou encore les CeGIDD, l’AP-HM et le CHU de Nice.

Cinq webinaires pour former les professionnels

Afin d’enrichir les pratiques des professionnels de la santé et du social, le CoReSS PACA organise une série de cinq webinaires. Ces sessions visent à interroger les représentations, développer des approches plus inclusives et partager des outils concrets. Le programme, qui s’ouvre sur le thème du plaisir pour se clore sur celui de l’inclusion, illustre une volonté d’aborder la santé sexuelle sous un angle positif.

Le Dr Pascal Pugliese, Président du CoReSS PACA, insiste sur l’importance de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) :

« Concernant la prévention du VIH, la PrEP est un outil clé qui doit être connu du plus grand nombre et proposé bien plus largement par les professionnels de premier recours. La PrEP injectable, disponible depuis peu, ouvre une opportunité réelle d’atteindre des publics exposés qui n’accèdent pas aux formes orales — en particulier les femmes — pour leur proposer une prévention adaptée à leurs besoins et à leur réalité de vie ».

La lutte contre les violences est également une priorité, comme le rappelle Géraldine Rogier, Vice-Présidente du CoReSS PACA et Directrice de la Fédération Régionale des CIDFF :

« En France, 230 000 femmes sont victimes de viol ou d’agression sexuelle chaque année. Repérer, accueillir, accompagner : c’est la responsabilité de l’ensemble des professionnels qui entrent en contact avec ces personnes ».

Enfin, l’accès à une contraception choisie et à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) reste un enjeu majeur, souligne Sophie Mariotti, Coordinatrice régionale en santé sexuelle au sein du Réseau Périnatalité Méditerranée :

« La meilleure contraception, c’est celle que l’on choisit. Notre travail […] c’est d’accompagner les soignants de premier recours, pour leur permettre de rendre lisible la diversité des méthodes et de garantir un accès sans entrave à l’IVG en fluidifiant le parcours de leurs patientes ».

Des actions de terrain dans toute la région

La programmation régionale se distingue par sa couverture territoriale étendue et la diversité de ses interventions. Des stands de dépistage seront installés à Marseille, Nice, Toulon, Avignon et Arles. Des actions de sensibilisation auront lieu en milieu scolaire et auprès des jeunes en insertion. Des permanences sont également prévues en milieu pénitentiaire, notamment à Draguignan et Toulon-La Farlède.

La répartition des 93 actions témoigne de cette large couverture : 57 dans les Bouches-du-Rhône, 16 dans les Alpes-Maritimes, 11 dans le Var, 4 dans les Hautes-Alpes, 2 dans les Alpes-de-Haute-Provence, ainsi que plusieurs initiatives dans le Vaucluse et à l’échelle régionale.

De nouvelles données pour orienter la prévention

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte éclairé par de récentes données. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 26 mai 2026, s’appuyant sur l’enquête « Contexte des sexualités en France (CSF-2023) », révèle plusieurs tendances fortes. L’éducation à la sexualité a progressé chez les jeunes, mais doit s’adapter en intégrant mieux les notions de consentement, de violences et de plaisir.

L’enquête met aussi en lumière la prévalence des dysfonctions sexuelles (18,9 % des hommes, 36,4 % des femmes) et l’élargissement de la consommation de produits psychoactifs en contexte sexuel (« chemsex »), qui ne concerne plus uniquement les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Enfin, alors que le dispositif intra-utérin (27,9 %) dépasse désormais la pilule (26,6 %), 9,1 % des femmes à risque de grossesse non planifiée n’utilisent aucune méthode contraceptive, une situation souvent liée à la précarité sociale.

L’étude complète est disponible sur le site de Santé publique France : https://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2026/12-13/

via Presse Agence.