MARSEILLE : Renaud MUSELIER : « Dans le Var, mobilisons-nous contre l’extrême droite »
Après le 1er tour des municipales, Renaud Muselier appelle à un large rassemblement dans le Var pour faire barrage à l’extrême droite.
Au lendemain du premier tour des élections municipales 2026, l’heure est à l’analyse et à la mobilisation. Dans un communiqué publié ce mercredi, Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dresse un bilan du scrutin dans le département du Var et lance un appel solennel en vue du second tour, qui se tiendra ce dimanche 22 mars. S’il se félicite d’une tendance générale à la stabilité, il met en garde contre un risque « réel » de voir basculer plusieurs communes aux mains de l’extrême droite.
Un premier tour marqué par la stabilité
Le Président de Région souligne d’abord la confirmation de nombreux maires sortants, signe, selon lui, d’une validation par les électeurs de la stratégie d’union menée. « Sur les 153 communes du Var, 115 maires ont été élus au premier tour, dont 83 sont des maires sortants. Je tiens à saluer tous les maires élus et réélus au premier tour, c’est une marque de confiance des électeurs », a-t-il déclaré. Cette dynamique se reflète à l’échelle régionale, où 87 % des maires (soit 825 sur 946) ont été élus dès le premier tour.
Renaud Muselier a tenu à « tout particulièrement féliciter les conseillers régionaux de la majorité élus maires », citant François de Canson à La Londe-les-Maures, Vincent Morisse à Sainte-Maxime, Marjorie Viort au Thoronet, Sylvie Siri à Saint-Tropez et Claude Alemagna à Lorgues. Pour lui, ces résultats confirment « leur volonté de stabilité et ont validé notre stratégie d’addition des forces et des compétences ».
Vigilance pour le second tour
Malgré ces résultats encourageants qui écartent l’hypothèse d’un « raz de marée des extrêmes », Renaud Muselier appelle à ne pas baisser la garde. Le danger, selon lui, se concentre sur les 38 communes varoises où un second tour sera nécessaire pour départager les candidats. « Il faut néanmoins demeurer extrêmement attentif quant à l’issue des scrutins du 2ème tour », prévient-il.
L’inquiétude porte sur des configurations politiques serrées où des candidats d’extrême droite sont en position de l’emporter. « Le risque de bascule de certaines d’entre elles est réel, notamment dans celles peu nombreuses où le Rassemblement National et des candidats qualifiés d’extrême droite sont arrivés en tête », précise le Président de Région.
Toulon, un enjeu symbolique
L’appel à la mobilisation se fait particulièrement pressant pour la ville de Toulon. Renaud Muselier évoque le souvenir de la gestion de la ville par le Front National dans les années 1990 pour appeler à un front républicain derrière la maire sortante. « À Toulon, il est nécessaire de faire le plus large rassemblement possible derrière la Maire Josée Massi pour ne pas retomber dans les années Le Chevallier », insiste-t-il, ajoutant : « On a pu mesurer l’immensité des dégâts, ce n’est pas la peine de recommencer ».
Cet appel dépasse le seul cas toulonnais et s’adresse à l’ensemble des électeurs des communes concernées par un second tour. La consigne est claire : « J’appelle donc au grand rassemblement des électeurs derrière les candidats responsables qui sont en mesure de l’emporter contre les extrêmes », conclut Renaud Muselier.
via Press Agence.