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MARSEILLE : Rapport sur la gestion de l’Opéra Toulo…

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Gilles Carvoyeur
25 Avr 2024

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MARSEILLE : Rapport sur la gestion de l’Opéra Toulon par la chambre régionale des comptes

La chambre régionale des comptes Provence-Alpes-Côte d’Azur a rendu public son rapport sur la gestion de l’Etablissement public de coopération culturelle (EPCC) Opéra Toulon Provence Méditerranée à Toulon (Var).

L’établissement public de coopération culturelle (EPCC) Opéra Toulon-Provence-Méditerranée, qui associe la commune de Toulon, le département du Var et la métropole Toulon Provence Méditerranée, dispose d’un budget de 11,8 millions d’euros (M€) en 2022, dont 9,9 M€ de subventions publiques. La métropole conserve la charge du bâtiment historique et s’est engagée dans un plan de rénovation d’un montant de 38 M€, prévu pour s’étendre de 2023 à 2026.

L’opéra Toulon Provence-Méditerranée est l’une des quatre maisons d’opéra de la région, avec Avignon, Marseille et Nice. Dépourvu de labellisation ou de convention avec le ministère de la culture, il ne reçoit pas d’aides financières de l’État.

Les charges d’exploitation sont maîtrisées, avec une contrainte forte liée à la part des dépenses de personnel (80 % du total des dépenses). Les produits diminuent en 2020 et 2021, avec une réduction considérable des ventes de billetterie et des abonnements du fait de la crise sanitaire. La stabilité financière de l’établissement reste assurée par des subventions publiques, qui représentent l’essentiel de ses ressources (9,9 M€ en 2022).

Ses missions sont l’organisation et la présentation de spectacles vivants, lyriques, musicaux et chorégraphiques en cherchant à en ouvrir l’accès au plus grand nombre, en développant l’art lyrique et chorégraphique, en créant des œuvres nouvelles qui enrichissent le répertoire, en participant au rayonnement culturel de la métropole toulonnaise et du département. Les projets d’établissement successifs portent sur la qualité de la programmation, l’ouverture sur l’extérieur, la rénovation du bâtiment et la recherche d’une labellisation.

Jusqu’en 2019, l’opéra a connu une progression de son activité, que ce soit pour le nombre de spectacles ou les levers de rideau. Sa fréquentation a augmenté, avec une ouverture réussie à de nouveaux publics. Cette ouverture est passée pour partie par l’augmentation de la part accordée aux places gratuites et par des tarifs accessibles à des publics spécifiques. Si le taux de remplissage apparaît satisfaisant, aux alentours de 75 %, l’établissement a subi une fermeture durant la pandémie et a été confronté à l’érosion de son nombre d’abonnés ainsi qu’à une fréquentation réduite en 2021, avant une reprise en 2022.

La gouvernance est stable, avec une forte implication des collectivités membres. La gestion des ressources humaines, qui a pâti de la longue absence d’un directeur dédié, se révèle complexe en raison de la juxtaposition des statuts de personnel. Le nombre d’emplois permanents diminue légèrement au profit d’un recours croissant à des agents recrutés sous le statut d’intermittent. Ce choix a permis à l’établissement de diminuer sa masse salariale et de l’adapter aux ressources disponibles. La chambre observe que bien que le corps de ballet ait cessé son activité en 2014, la situation individuelle de ses membres a mis plusieurs années à être examinée par la direction.

Le dialogue social a été marqué par un conflit en 2018 et par plusieurs contentieux sociaux lourds. La dénonciation de la quasi-totalité des accords locaux n’ayant pas abouti à la signature d’un accord de substitution, la nouvelle direction aura à construire un dialogue avec les instances représentatives du personnel.

Vous trouverez ci-dessous le lien vous permettant d’accéder à ce rapport, ainsi qu’à la réponse du directeur général et artistique, M. Jérôme Brunetière :