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MARSEILLE : Protection de la Méditerranée – Dix zones de protection forte validées pour préserver les fonds marins
Le Conseil maritime de façade Méditerranée valide dix zones de protection forte, un pas majeur pour la préservation des écosystèmes marins.
Une étape décisive pour la protection de la biodiversité en Méditerranée a été franchie. Le Conseil maritime de façade (CMF) Méditerranée, réuni le 7 juillet dernier dans les salons de la préfecture de région à Marseille, a officiellement approuvé la proposition de labellisation de dix nouvelles zones de protection forte. Cette validation concrétise les engagements pris par la France lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC-3) qui s’est tenue à Nice en juin 2025.
La réunion était co-présidée par Jacques Witkowski, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et le vice-amiral d’escadre Christophe Lucas, préfet maritime de la Méditerranée. En présence de Didier Codorniou, vice-président de la région Occitanie, les membres du CMF ont donné leur feu vert à un projet qui s’inscrit dans une stratégie nationale de préservation des fonds marins.
Vers l’objectif de 5 % d’eaux protégées d’ici 2027
Ces dix zones, principalement constituées de canyons et de monts sous-marins, abritent des habitats profonds particulièrement sensibles et essentiels à l’équilibre écologique. Elles représentent à ce jour 3,70 % des espaces maritimes sous juridiction française en façade Méditerranée.
Ce chiffre marque un premier jalon significatif vers l’objectif fixé en 2021 par le président de la République : atteindre 5 % des eaux marines de la façade classées en protection forte à l’horizon 2027. L’effort ne s’arrêtera pas là, puisque la Stratégie nationale pour la biodiversité et la Stratégie nationale pour la mer et le littoral visent une couverture de 5 % des espaces maritimes hexagonaux d’ici 2030, en incluant notamment des secteurs côtiers.
Énergie, pêche et hydrogène au cœur des discussions
Au-delà de la création de ces sanctuaires marins, le CMF a abordé plusieurs dossiers économiques et environnementaux stratégiques. Les membres ont examiné les dernières analyses des risques que la pêche professionnelle pourrait faire peser sur les objectifs de conservation des sites Natura 2000, qu’ils soient marins ou lagunaires.
Le développement de l’éolien en mer a également fait l’objet d’échanges nourris. En présence de représentants du ministère de la Transition écologique, le cahier des charges de l’appel d’offres n°10 a été discuté, les participants insistant sur la nécessité de maintenir un très haut niveau d’exigence environnementale dans la sélection des futurs projets et des entreprises lauréates.
Enfin, le projet d’interconnexion énergétique BarMar, un pipeline destiné au transport d’hydrogène renouvelable entre Barcelone et Marseille, a été présenté. Après plusieurs mois de concertation, les discussions se poursuivent avec les acteurs locaux pour limiter au maximum les impacts de cette infrastructure sur les activités maritimes et l’environnement marin.
Les métiers de la mer, un enjeu de souveraineté
Le conseil a salué le travail de la commission spécialisée sur l’emploi et la formation aux métiers de la mer. Les participants ont souligné l’importance de pérenniser le financement de l’observatoire interrégional dédié à ces filières, jugé crucial pour anticiper les besoins en compétences et soutenir l’attractivité du secteur.
Pour poursuivre cette dynamique, la création d’un nouveau groupe de travail a été annoncée. Sa mission sera de réfléchir aux moyens de limiter le rythme de l’artificialisation des espaces en mer. La prochaine session plénière du Conseil maritime de façade se tiendra le 23 novembre 2026 à Montpellier, en marge des Assises de l’économie de la mer.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


