Passer au contenu principal

MARSEILLE : Natasha GARNIER : « TUI doit tourner le dos à c…

Partager :

MARSEILLE : Natasha GARNIER : « TUI doit tourner le dos à cette industrie déplorable »

Des militants de PETA déguisés en orques ont manifesté à Marseille pour exiger que le voyagiste TUI cesse de vendre des billets pour les delphinariums.

Ce mardi matin, l’avenue du Prado à Marseille a été le théâtre d’une action militante organisée par l’association PETA (Pour une Éthique dans le Traitement des Animaux). Quatre manifestants, déguisés en orques et symboliquement entravés par des chaînes et des boulets, se sont rassemblés devant l’agence de voyage TUI pour interpeller le public et l’entreprise. L’objectif de cette mise en scène choc était de dénoncer la vente continue par le voyagiste de billets pour des parcs marins, notamment le Loro Parque à Tenerife, où plusieurs cétacés sont décédés prématurément.

Les militants brandissaient des pancartes aux messages explicites : « Des orques emprisonnées à vie à cause de TUI » et « TUI : STOP à la promotion des delphinariums ! ». Cette action s’inscrit dans une campagne internationale menée par les différentes entités de PETA pour convaincre TUI de cesser tout partenariat avec les delphinariums.

Le bien-être des cétacés en question

Pour les défenseurs des animaux, la captivité des orques est une source de souffrance intolérable. « TUI nage à contre-courant en s’obstinant à vendre des billets pour de cruelles prisons marines », a déclaré Natasha Garnier, chargée de campagne pour PETA France. « Les orques sont des êtres sensibles qui parcourent jusqu’à des centaines de kilomètres par jour dans l’océan, mais les delphinariums en font des détenues à vie. Il est grand temps que TUI tourne définitivement le dos à cette industrie déplorable ».

PETA rappelle que dans leur milieu naturel, les orques vivent au sein de structures familiales complexes, communiquent entre elles et peuvent nager jusqu’à 240 kilomètres en une seule journée. En captivité, elles sont confinées dans des bassins exigus, forcées d’exécuter des numéros et développent souvent des comportements stéréotypés, signes d’une profonde détresse psychologique. L’association pointe du doigt des parcs comme Loro Parque ou SeaWorld, où la durée de vie des animaux serait considérablement réduite.

Un secteur du tourisme en pleine mutation

L’association souligne que de nombreuses entreprises du secteur du voyage ont déjà pris leurs distances avec ce type de divertissement. Des acteurs majeurs comme Club Med, Michelin, Airbnb, Booking.com, easyJet holidays, Expedia ou encore Tripadvisor ont cessé de promouvoir ou de vendre des billets pour les parcs marins.

En France, le cadre réglementaire évolue également. Une loi visant à mettre fin à la détention de cétacés en captivité doit entrer en pleine vigueur à la fin de l’année 2026. Dans ce contexte, le parc Marineland d’Antibes a déjà fermé ses portes, laissant toutefois en suspens le sort de ses dauphins et de ses deux dernières orques, Wikie et Keijo. Un possible transfert de ces dernières vers le Loro Parque est d’ailleurs évoqué, ce qui renforce la détermination de PETA dans sa campagne contre TUI (https://secure.petafrance.com/page/32005/action/1).

PETA, dont la devise est que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour nos divertissements », insiste sur le fait que chaque animal est un individu (https://secure.petafrance.com/page/156170/petition/1). Plus d’informations sur les campagnes de l’association sont disponibles sur son site PETAFrance.com.