MARSEILLE : Magali BAILLEUL : « Le Rassemblement national n’est pas une fatalité »
Au lendemain des municipales, Place publique 13 se félicite de la résistance de la gauche face au RN et renforce significativement son ancrage local.
Au surlendemain du second tour des élections municipales qui s’est tenu dimanche dans les Bouches-du-Rhône, le parti Place publique tire un bilan positif et se félicite d’avoir contenu la progression de l’extrême droite. Dans un communiqué publié ce mardi, la fédération départementale estime que « la vague annoncée n’ait pas eu lieu », soulignant la capacité de la gauche à faire front lorsqu’elle se présente unie autour de projets clairs.
La gauche unie en rempart face à l’extrême droite
Selon l’analyse du parti, les résultats de dimanche soir ont démontré un rejet de la part des électeurs. « De Marseille à Martigues, en passant par Vitrolles ou Aubagne, les électrices et les électeurs ont tranché : c’est NON pour le parti de la division et de la stigmatisation », affirme le communiqué. Le parti met en avant les dynamiques locales où les listes d’union de la gauche « progressiste et écologiste » ont non seulement résisté, mais ont aussi remporté des victoires notables, comme à Aubagne.
Le cas de Marseille est particulièrement emblématique. La victoire nette de Benoît Payan à la tête de la liste du Printemps marseillais, dans un duel direct avec le Rassemblement national, est interprétée comme une confirmation du refus des Marseillais de voir l’extrême droite diriger la deuxième ville de France. Ce résultat conforte, selon Place publique, le choix d’un « projet de transformation sociale, écologique et démocratique ». Pour Magali Bailleul, référente départementale de Place publique 13, ces élections envoient un message clair : « Contrairement aux discours alarmistes, le Rassemblement national n’est pas une fatalité. Là où la gauche est unie, claire dans son projet et ancrée localement, elle gagne et elle protège », a-t-elle déclaré.
Un ancrage local renforcé pour Place publique
Au-delà de l’analyse politique globale, le scrutin municipal a permis à Place publique de renforcer son implantation dans le département. Le parti revendique désormais un total de 15 élus municipaux répartis dans neuf communes : Aix-en-Provence, Aubagne, Fos-sur-Mer, Lambesc, Mallemort, Marseille, Martigues, Meyreuil et Vitrolles.
Cette nouvelle représentation locale se double d’une présence accrue au sein de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Deux élues y siégeront désormais : l’Aixoise Magali Bailleul et la Marseillaise Pascaline Lécorché, qui est également déléguée nationale et cheffe de file métropolitaine du mouvement. Cette présence au conseil métropolitain est jugée essentielle par le parti, qui considère l’institution comme un échelon prioritaire pour l’avenir du territoire.
La Métropole, un objectif stratégique
Place publique a fait de la Métropole Aix-Marseille-Provence un axe majeur de son action politique. Le parti insiste sur le rôle déterminant de cette institution dans des domaines qui structurent la vie quotidienne des habitants : les mobilités, la politique du logement, le développement économique, l’aménagement du territoire, mais aussi des enjeux cruciaux comme la transition écologique et la gestion des déchets.
Les nouvelles élues métropolitaines entendent y porter une voix forte pour accélérer les transformations jugées nécessaires. « La Métropole est le lieu où se jouent des réponses concrètes aux inégalités et à l’urgence écologique. Nous y porterons une exigence forte : agir vite, agir juste, et associer davantage les habitants aux décisions », a précisé Pascaline Lécorché.
Le parti conclut que ces résultats électoraux confirment l’existence d’un « socle » pour une gauche progressiste et écologiste dans les Bouches-du-Rhône, capable de proposer des alternatives crédibles. Fondé par Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann, Place publique se définit comme un parti écologiste, social et européen, revendiquant près de 12 000 adhérents et 400 élus locaux sur le territoire national.
via Press Agence.