MARSEILLE : La zone SECA Méditerranée, nouveau cadre pour A…
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MARSEILLE : La zone SECA Méditerranée, nouveau cadre pour AtmoSud
La zone SECA Méditerranée, un nouveau cadre pour surveiller la pollution maritime.
Depuis le 1er mai 2025, la zone de contrôle des émissions des oxydes de soufre et de particules (SECA Méditerranée) est entrée en vigueur dans le bassin méditerranéen. Cette initiative, portée par l’Organisation Maritime Internationale (OMI), vise à améliorer la qualité de l’air pour les populations riveraines, en réduisant la teneur en soufre des carburants marins. En dehors de cette zone, la limite est fixée à 0,50 %, tandis qu’à l’intérieur, elle est abaissée à 0,10 %.
Un enjeu majeur pour la région Sud
AtmoSud, observatoire régional Air-Climat-Énergie, surveille depuis 2017 les émissions de soufre et de particules fines issues du secteur maritime. La région Sud, bordée par la Méditerranée, est particulièrement concernée par cette problématique en raison de son importante activité portuaire. La mise en place de la zone SECA Méditerranée, cinquième du genre dans le monde, offre un cadre renforcé pour ces observations.
La pollution maritime, un défi sanitaire mondial
Selon une étude publiée en 2018 dans la revue scientifique Nature, la pollution atmosphérique maritime serait responsable de 250 000 décès prématurés et de 6,4 millions de cas d’asthme chez les enfantschaque année. Les émissions de dioxyde de soufre (SO2), toxiques pour les bronches et les muqueuses, sont réglementées depuis 2020, avec un taux maximal fixé à 0,5 % dans les carburants marins. En région Sud, ces concentrations ont diminué de plus de 80 % en 20 ans, conformément aux recommandations de l’OMS.
Des particules ultrafines préoccupantes
Le dioxyde de soufre (SO2) se transforme en particules ultrafines (PUF), notamment des sulfates (SO4²⁻), qui peuvent se déplacer sur de longues distances. Ces particules, particulièrement nocives pour la santé, dégradent la qualité de l’air sur leur parcours. Par exemple, un navire naviguant à 500 km des côtes peut voir 50 % de ses émissions de soufre se transformer en PUF et atteindre les terres, impactant les populations même à plusieurs centaines de kilomètres des sources d’émission.
Suivre l’efficacité de la zone SECA
AtmoSud utilise la technologie ACSM (Aerosol Chemical Speciation Monitor) pour mesurer les concentrations de sulfates à Marseille depuis 2017. Ces mesures permettront d’évaluer l’impact de la zone SECA Méditerranée et de fournir des observations représentatives pour l’ensemble du bassin méditerranéen. En région Sud, cette surveillance complète les dispositifs existants dans les villes-ports de Marseille, Toulon et Nice.

