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MARSEILLE : La CPME Sud réagit à la nomination du Premier ministre

Sébastien Lecornu, qui avait démissionné lundi 06 octobre face à la contestation de la composition de son gouvernement, a de nouveau été nommé Premier Ministre ce vendredi 10 octobre. 

Dans un climat où les tensions s’exacerbent, avec les partis politiques d’opposition qui déclarent ne toujours pas trouver d’accord et être proche de la censure, la CPME Sud accueille cette nomination avec prudence.

“ Tout ça pour ça… Monsieur Lecornu engage aujourd’hui sa responsabilité pour sauver la France et il faut que tous les partis politiques en fassent de même. La France doit être la priorité déclare Alain Gargani, Président de la CPME Sud. 

La CPME Sud qui a multiplié les avertissements sur la nécessité de retrouver au plus vite de la stabilité et de la visibilité dans l’intérêt du monde économique, réitère et demande un cap clair et un compromis politique autour du budget, sans compromis de court terme au prix d’un endettement insoutenable ou d’une perte durable de confiance.

Pas non plus de compromis qui reviendrait à fragiliser les fondamentaux économiques de long terme comme sur les retraites. La CPME refuse toute décision immédiate qui condamnerait demain la soutenabilité de notre modèle social. Reculer sur la réforme aujourd’hui reviendrait à nier la réalité démographique et financière, ainsi qu’à inévitablement baisser les pensions ou alourdir insupportablement la charge sur les actifs et les entreprises.

La CPME Sud espère ainsi qu’un budget responsable et adapté aux priorités économiques françaises sera voté dans les plus brefs délais. Pour la CPME Sud, il est essentiel de protéger les entreprises et de leur redonner un environnement stable et lisible. Elle appelle à la responsabilité des décideurs politiques autour d’un compromis fondé sur trois axes : restaurer l’efficience de la dépense publique ; simplifier la vie des entreprises et des citoyens ; valoriser le travail en soutenant ceux qui le portent (salariés comme entrepreneurs) et non en leur faisant assumer seuls le poids des décisions politiques à venir.