MARSEILLE : Justice – Raphaël KEMPF analyse la dérive…
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MARSEILLE : Justice – Raphaël KEMPF analyse la dérive autoritaire des institutions
Les éditions marseillaises Agone publient le 20 février prochain une version actualisée de l’ouvrage de l’avocat Raphaël Kempf sur le traitement judiciaire des mouvements sociaux.
Dans un contexte politique et social sous haute tension, la maison d’édition Agone (https://agone.org/), installée dans le 3ème arrondissement de Marseille, s’apprête à remettre en lumière une analyse percutante du système judiciaire français. Le 20 février 2026 paraîtra la deuxième édition revue et actualisée de « Violences judiciaires », signé par l’avocat Raphaël Kempf.
Une critique de la dérive autoritaire.
L’ouvrage dresse un bilan sévère de la dernière décennie. Selon l’auteur, les gouvernements successifs, qu’ils soient étiquetés « socialistes » ou « libéraux », ont progressivement pavé la voie à l’autoritarisme. Raphaël Kempf pointe du doigt des pratiques qui, selon lui, « ne renierait pas un authentique régime autoritaire ». Parmi les dérives citées figurent les humiliations en salles d’audience, la prolongation des gardes à vue sans justification solide ou encore la multiplication des procès expéditifs.
L’analyse va au-delà de la simple observation des tribunaux. Elle pose la question de l’effet dissuasif de cette répression sur le corps social. « La violence de la justice – et de la police, son bras armé – est utilisée par le pouvoir pour empêcher les mouvements sociaux de combattre ses politiques », explique l’éditeur.
Des Gilets jaunes aux Soulèvements de la Terre.
Cette réédition a été enrichie pour coller à l’actualité brûlante des dernières années. L’avocat s’appuie sur l’étude de procès récents pour étayer sa démonstration. Le livre traverse ainsi les épisodes marquants de la contestation sociale en France : du mouvement des Gilets jaunes aux actions des Soulèvements de la Terre, en passant par la mobilisation contre la réforme des retraites, la loi travail, et les émeutes urbaines survenues en réaction aux violences policières.
L’objectif de l’ouvrage est de démontrer le lien organique entre l’action militante et la réponse de l’institution judiciaire. Pour l’auteur, se focaliser sur l’action des manifestants agit comme un « miroir grossissant » qui révèle le fonctionnement de la justice ordinaire et ce qu’elle inflige à l’ensemble des justiciables.
Pour une justice protectrice des libertés.
Raphaël Kempf, avocat au Barreau de Paris et à la Cour pénale internationale, ne se contente pas d’un constat. Il caractérise le traitement juridique différencié selon le milieu social et les origines, rappelant au passage le devoir fondamental de protection des plus faibles qui incombe à la justice. Son plaidoyer vise à rétablir une institution au service de la liberté de contestation, qu’il considère comme la condition sine qua non d’une liberté d’expression réelle.
Déjà auteur de l’ouvrage « Ennemis d’État » paru en 2019, Raphaël Kempf signe ici un texte de combat intellectuel, disponible dans la collection « Éléments ». Une préface intitulée « Pas de « bavures » policières, ni de « dérives judiciaires » » est d’ores et déjà consultable en ligne (https://agone.org/).
L’ouvrage sera disponible en librairie via le réseau de diffusion Hobo (http://www.hobo-diffusion.com/), une structure qui défend l’édition indépendante et engagée.