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MARSEILLE : JO 2030 – François de Canson : « Ce 24 ju…

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MARSEILLE : JO 2030 – François de Canson : « Ce 24 juillet augure d’un avenir particulier pour nos massifs »

Les Alpes françaises ont été sélectionnées pour accueillir les Jeux Olympiques d’hiver de 2030.

Il y a des jours qui comptent dans l’histoire d’une Région.

La déclaration de François de Canson, président du Comité Régional de Tourisme :

Encore un grand merci au Président Muselier de nous avoir permis de vivre cette aventure.

Encore un grand merci à toutes nos équipes qui ont travaillé sur le dossier.

Comme vous, je suis fier du chemin parcouru.

La Région Sud Provence Alpes Côte d’Azur, ce petit pays de 5 millions d’habitants, aux trois marques monde, va encore, nous faire rêver :

Après la Coupe du Monde de Rugby, le Tour de France, les Jeux Olympiques d’été, c’est ensemble, ce matin, que nous apprenons cette superbe nouvelle :  l’obtention des Jeux d’hiver 2030.

En tant que vice-président de la région en charge de l’économie et du tourisme, je me félicite pleinement de cette victoire collective pour les Alpes françaises.

Au travail pour faire de ces jeux une réussite totale pour nos massifs.

Ce n’est pas un jour anodin, et pour nous, amoureux de la montagne et des sports d’hiver, ce 24 juillet augure d’un avenir particulier pour nos massifs.

100 ans après les premiers jeux d’hiver à Chamonix, s’est réuni aujourd’hui la 142ème session du Comité International Olympique.

Leur AG en d’autres termes.

Ce matin était consacré aux présentations et aux votes des 2 candidatures à venir pour les Jeux d’hiver : Celle des Alpes Françaises en 2030 et celle de Salt Lake City en 2034.

Un même exercice, pour deux délégations jumelles au destin lié.

Ce matin nous allons voir : une succession de prises de paroles en tribune, un film, un vote, une annonce.

Cette candidature est une réponse aux « ronchons » anti tout, elle est cruciale pour les décennies à venir.

En d’autres termes elle porte en elle, le fruit de la montagne de demain, telle que nous la voyons et nous la vivons, dans le premier domaine skiable du monde celui des Alpes Françaises.

C’est la candidature d’un territoire d’exception, à vivre à l’année, fait d’activités nature complémentaires, où le ski tient toute sa place et notre économie l’en remercie, mais pas la seule place.

Il est ubuesque de porter le discours moralisateur et généraliste d’une montagne sans ski car sans neige.

Mais connaissez-vous l’histoire de cette candidature ? Elle est aussi folle que fulgurante.

Ici même, en janvier 2022, lors de l’exercice des vœux, aussi redondant que convivial, qui s’impose à chaque élu, Renaud Muselier annonçait devant un parterre aussi amusé qu’incrédule, que nous allions nous battre pour obtenir les Jeux Olympiques et Paralympiques.

Mars 2023, nous obtenions le soutien du Comité régional Olympique qui nous ouvrait les portes du Comité national.

Mai 2023, le Président Muselier rencontre le Comité International Olympique, qui nous conduit, à faire candidature commune avec Laurent Wauquiez.

La candidature des Alpes Françaises naissait grâce à une intelligence collective.

Juillet 2023. Nos deux Présidents de Région, avec David Lappartient (Président de l’Union cycliste internationale et membre du CIO), obtiennent le soutien du président Emmanuel Macron.

Septembre 2023. Première session de travail à Lausanne.

Janvier 2024. Déplacement à Salt Lake City, pour créer, des dynamiques communes entre ces candidatures jumelles.

Mars 2024. Je rencontrais le président de la Région Vénitie qui porte une partie des Jeux d’hiver 2026 de Milan Cortina.

En clair, une horde de dossiers et d’auditions pour enfin…… arriver à ce grand jour.

Que de chemin parcouru en si peu de temps.

Merci aux équipes de Raphaël de Giuli Morghen sous l’autorité de la DGS pour le travail colossal abattu.

Mon collègue Ludovic Perney vous a détaillé les sites et les épreuves que nous aurons en région.

Je prendrai quelques minutes pour vous parler de la vision et de l’héritage d’une telle aventure.

La candidature des Alpes françaises aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 est une formidable opportunité de démontrer au monde entier notre capacité d’organiser des Jeux d’Hiver sobres, durables et économes.

Notre objectif est d’établir une nouvelle référence, en matière de conciliation entre les exigences du sport de très haut niveau, l’organisation de l’un des plus grands événements internationaux, et la préservation de nos espaces naturels.

Nous voulons réconcilier, ceux qui auraient besoin de l’être, avec l’intégration de ces événements emblématiques dans un cadre naturel préservé.

Ne jamais opposer économie et écologie.

En d’autres termes, organiser des jeux, dans des territoires qui vivent de la neige et la connaissent, et qui savent accueillir des événements internationaux.

En clair, des jeux Neige et Chalets.

Notre projet a ainsi été fondé sur des principes forts et non négociables : S’appuyer sur les infrastructures régionales existantes, profiter de l’héritage des Jeux d’Albertville dont 95% des sites seront réutilisés, de l’UNOC à Nice en 2025 ; S’obliger à une compacité des sites par grandes familles de compétition : Nouvelles glisses dans le Briançonnais, Glace à Nice, les épreuves de ski classiques et de la glisse en Savoie, Le ski de fond en Haute Savoie.

 Les Jeux d’hiver de 2030, devront marquer, une inflexion majeure, dans le modèle d’organisation des futurs Jeux d’hiver : désormais, il faudra parler de sobriété et de responsabilité économique.

Des Jeux sobres, sans dépense extravagante, sans besoin d’investissements délirants dans les infrastructures.

Mais des Jeux qui changent la vie des gens, ceux qui restent une fois les épreuves finies.

Chez nous, les Jeux d’hiver ce sont des infrastructures sportives rénovées telles que le Palais Nikaïa qui accueillera les épreuves de curling et le curling fauteuil, la création d’une infrastructure pérenne avec la patinoire qui accueillera le short track, le patinage artistique et le para hockey à proximité du stade de l’Allianz Riviera. Cette patinoire deviendra par la suite l’enceinte du club de Nice en Ligue Magnus, en remplacement de la patinoire actuelle devenue désuète et énergivore, constituant ainsi un héritage important pour le hockey à Nice.

La création d’un centre d’entraînement pour les athlètes de haut-niveau dans la vallée de l’Ubaye, et qui pourrait accueillir dès 2029 des délégations en préparation des Jeux de 2030, la construction d’un nouveau quartier de logements comme village olympique et paralympique à Nice, comme à Briançon, contribuant à l’héritage en matière d’hébergements.

Briançon qui porte un des suppléments d’âme de la candidature avec le village prévu au cœur du fort des têtes, au cœur des fortifications Vauban, pour demain devenir des logement sociaux et saisonniers. Sans oublier les efforts en termes d’accessibilité et de désenclavement : L’accélération d’un projet de modernisation ferroviaire pour améliorer le temps de trajet depuis Marseille et l’accessibilité depuis Paris, la création d’une troisième voie pour navettes électriques pour faciliter l’accès à la station de Serre Chevalier depuis Briançon,

L’installation d’un ascenseur pour accéder au Fort des Têtes depuis le centre-ville de Briançon, les nouvelles lignes de transport en commun et le développement de nouvelles pistes cyclables à Nice afin de soutenir la vision d’une mobilité urbaine durable.

Vous l’avez compris, l’histoire est à construire.

La décision du CIO démontre que nous sommes en capacité de délivrer des jeux à hauteur d’homme et à rayonnement international.

Photos PRESSE AGENCE.