MARSEILLE : Jean BERTHOZ : « Nous transformons une obligati…
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MARSEILLE : Jean BERTHOZ : « Nous transformons une obligation de moyens en une obligation de résultats »
Face aux pannes d’ascenseurs, l’UNIS Marseille Provence Corse lance un contrat de maintenance exigeant pour renforcer la sécurité des usagers.
MARSEILLE – Avec 1,5 million de pannes recensées chaque année, l’ascenseur, premier mode de transport en France, est aussi une source majeure de désagréments pour des millions d’usagers. Dans un contexte où la loi dite « Brun », visant à lutter contre ces dysfonctionnements, est en première lecture au Sénat, l’Union des Syndicats de l’Immobilier (UNIS) Marseille Provence Corse prend les devants en lançant un nouveau contrat de maintenance baptisé « UNIS Avantage ».
Élaboré en collaboration avec le bureau d’études et d’ingénierie ACCEO, basé à La Ciotat, ce contrat se veut avant-gardiste. Il a été conçu pour répondre aux problématiques récurrentes des gestionnaires de copropriété et des résidents, telles que la réactivité des prestataires, les délais d’approvisionnement en pièces détachées ou l’indépendance technologique vis-à-vis des ascensoristes.
Une obligation de résultats
La philosophie du contrat « UNIS Avantage » repose sur un changement de paradigme fondamental : passer d’une simple obligation de moyens à une véritable obligation de résultats pour les entreprises de maintenance. Ce cadre plus strict vise à garantir une protection renforcée et une plus grande tranquillité d’esprit pour tous.
« Face à l’urgence de renforcer la sécurité et de prévenir les dysfonctionnements, l’UNIS Marseille Provence vient de lancer un contrat co-construit avec des professionnels du secteur, répondant aux principales attentes des usagers et des gestionnaires de copropriété. UNIS Avantage transforme, par rapport à un contrat classique, une obligation de moyens en une obligation de résultats plus forte », explique Jean Berthoz, Président délégué de l’organisme de formation de l’UNIS (Un+ Formation). Il précise que ce contrat « optimise et clarifie des enjeux majeurs, notamment : les délais d’intervention et d’engagement comme par exemple un calendrier de visites ultra strict et un suivi constant et méthodique, le remplacement et l’approvisionnement des pièces défectueuses avec un délai fixé à 48h maximum pour les pièces standard, week-end compris, pour réparer ou remplacer les pièces, le recours à des pièces reconditionnées, la simplification de la répartition des charges, l’obligation d’informations avec un plan d’actions concret… ».
Anticiper la fin des réseaux 2G/3G
Le contrat aborde également un défi technologique imminent : la fin programmée des réseaux 2G/3G, dont l’extinction est prévue pour le 31 mars prochain chez l’opérateur Orange, ce qui menace le fonctionnement de nombreuses téléalarmes.
« Autre point important, ce nouveau contrat assure la continuité du service, imposant à l’ascensoriste un devoir de conseil explicite sur l’état de la téléalarme ainsi que l’obligation de proposer une solution de mise à niveau avant l’extinction des réseaux. Il impose par ailleurs que toute nouvelle téléalarme utilise un protocole non propriétaire, afin que la copropriété reste propriétaire de son équipement », ajoute Patrick Durand, Président de la Commission copropriété de l’UNIS Marseille Provence Corse.
Un cadre plus juste et sécurisé
Le partenariat avec ACCEO a permis d’établir un cahier des charges rigoureux pour les prestataires. « La maintenance des ascenseurs exige clarté et rigueur. C’est pourquoi ACCEO s’est investi aux côtés de l’UNIS Marseille Provence Corse pour créer un standard de qualité supérieure, qui sécurise durablement le quotidien des copropriétaires. Plus qu’un simple document contractuel, c’est un cadre exigeant et juste qui place l’obligation de résultats au cœur des engagements des prestataires », commente Nicolas Martineau, directeur adjoint de la division Ascenseur chez ACCEO. Il insiste sur l’attention portée à la maîtrise des coûts cachés et à l’intégration d’une démarche d’économie circulaire.
Des clauses précises pour protéger les usagers
Le contrat « UNIS Avantage » introduit plusieurs garanties concrètes. En cas de pannes répétitives (trois en moins de cinq jours), le prestataire devra fournir un plan d’action sous 72 heures. Un régime de pénalités automatiques est instauré en cas de retard d’intervention ou de manquement aux obligations d’information. La couverture des pièces est étendue, allant jusqu’à 30 ans pour les composants majeurs, et inclut la corrosion, souvent exclue des contrats classiques. Enfin, des clauses facilitent la résiliation pour le client en cas de travaux importants ou de pénalités excessives, lui offrant une porte de sortie s’il se sent captif de son prestataire.
Présenté le 30 janvier dernier, ce contrat vise un déploiement national, suivant l’exemple du « Contrat Avantage CNAB » de 2006, devenu par la suite une référence.
Le communiqué de presse complet est disponible à cette adresse : https://www.dropbox.com/scl/fi/i35f7wlq3yn5n99lkybis/CP_Contrat-UNIS-Avantage-fev2026_VF.pdf?rlkey=3v6cowea32uu6i0oeg8jf5hab&dl=0


