MARSEILLE : Jazz des Cinq Continents – Une « Dream Te…
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MARSEILLE : Jazz des Cinq Continents – Une « Dream Team » de légende pour le centenaire de Miles Davis
Le Marseille Jazz des Cinq Continents dévoile son plan de jeu pour sa 26ème édition prévue du 1er au 12 juillet 2026, alignant une sélection d’artistes explosifs menée par le retour du titan Marcus Miller pour célébrer le centenaire de Miles Davis.
Le coup d’envoi est imminent et la tactique est claire : pour 2026, le festival marseillais monte au filet avec une intensité renouvelée. Après une saison 2025 victorieuse qui a rassemblé plus de 35 000 spectateurs dans les gradins — affichant un taux de remplissage impressionnant de 90 % — l’événement s’apprête à conquérir de nouveaux terrains. Si les arènes historiques de la Vieille Charité et de la Friche Belle de Mai répondent présent, le festival déploie son jeu sur une nouvelle pelouse : le Parc Henri Fabre.
L’ombre du géant Miles Davis plane sur la compétition.
C’est l’événement dans l’événement, le match dans le match. 2026 marque le centenaire de la naissance de Miles Davis, le MVP incontesté de l’histoire du jazz. Le festival se positionne en héritier direct de cette légende qui a toujours su casser les codes.
Dès le coup de sifflet d’ouverture le mercredi 1er juillet, la Vieille Charité vibrera sous les assauts d’une collaboration au sommet. Le trompettiste new-yorkais Michael Leonhart s’associe à Israel Galván, véritable athlète du flamenco contemporain, pour un « A new Sketches of Spain ». Une performance physique et sonore qui promet de faire trembler les murs de la cité phocéenne.
Marcus Miller : Le retour du champion.
Il connaît le terrain par cœur. Marcus Miller, véritable poids lourd de la basse mondiale, revient dominer la raquette au Parc Henri Fabre le dimanche 12 juillet. Pour cet hommage « We Want Miles ! », il ne vient pas seul. Il aligne une équipe All-Star composée des vétérans qui ont accompagné le maître dans les années 80 : Mike Stern à la guitare, Bill Evans au saxophone et Mino Cinelu aux percussions. Une formation de galactiques prête à livrer un match d’anthologie, fusionnant technique hors norme et groove dévastateur.
La nouvelle garde passe à l’offensive.
Si les légendes tiennent la baraque, la relève frappe fort. Le collectif londonien Ezra Collective, couronné par le prestigieux Mercury Prize, débarque avec la fougue des vainqueurs. Leur album « Dance, No One’s Watching » est une démonstration de force, un sprint effréné où le jazz percute l’afrobeat. Ils investiront le Parc Henri Fabre le jeudi 9 juillet, aux côtés du trio mancunien GoGo Penguin, maîtres dans l’art de mêler l’acoustique à l’électro avec la précision d’un métronome.
Sur le Toit-Terrasse de la Friche, le mardi 7 juillet, c’est le stratège Gilles Peterson qui prendra les commandes. Le DJ anglais, véritable sélectionneur de talents mondiaux, transformera le dancefloor en zone de haute intensité, accompagné par le duo percutant Obradovic-Tixier.
Une performance collective et engagée.
Le festival ne se contente pas de briller sur scène, il muscle aussi son jeu en coulisses. Avec une politique tarifaire offensive — des billets accessibles et même solidaires à 1 euro — l’organisation refuse de laisser des spectateurs sur la touche. Hugues Kieffer, le directeur du festival, insiste sur cette vision où la musique devient un « refuge » et une « échappée ».
Les spectateurs pourront également compter sur la puissance vocale d’Abdullah Miniawi à la Vieille Charité ou sur le groove local de Cyril Benhamou et son projet « H.O.T », qui joueront à domicile pour faire lever la foule.
La billetterie a ouvert ses portes le 21 janvier. Les places risquent de partir à la vitesse d’un solo de bebop. Pour rejoindre l’aventure, toutes les informations sont disponibles sur le site officiel : www.marseillejazz.com.


